Editorial été 2011
On ne change pas les hommes en changeant la société mais on change la société en changeant les hommes.
Nous sommes tous des progressistes. Je sais que ce terme étonne sous la plume d’un libéral. Mais parce que je suis libéral et réformateur que je ne suis pas un conservateur.
Tous nous voulons faire évoluer positivement notre société et nous voulons, pour nos concitoyens, une augmentation de leur qualité de vie.
Mais nous libéraux nous sommes contre une vision unique du développement.
Nous souhaitons remettre l’Homme, l’Humain, le Citoyen au cœur de la réflexion et nous n’entendons pas imposer à nos concitoyens un mode d’habitat, de consommation ou de logement.
Choisir son habitat, choisir son mode de locomotion, choisir son mode de vie font partie des libertés que nous défendons.
Ce qui nous différencie des autres partis dits progressistes est l’approche sociétale.
Nous n’avons pas toujours le même diagnostic ni la même solution aux problèmes qui nous sont soumis que toutefois nous pouvons arriver aux mêmes résultats.
Je donne deux exemples au niveau de la mobilité :
Au niveau du diagnostic : On évoque la fin du pétrole ou son prix devenu trop coûteux nécessitant une remise en cause totale du fonctionnement de notre société.
C’est, je pense faire abstraction de l’apport scientifique, du développement du monde économique pouvant s’adapter à ces contraintes.
Sauf erreur, l’âge de la pierre ne s’est pas terminé faute de pierres !
La preuve par le prix constant, à prix courant, des automobiles depuis 10 ans. De la diminution de leur consommation, du développement d’autres énergies.
Et le même constat peut être perçu au niveau de l’habitat.
Toutefois, l’utilisation de l’automobile individuelle a un poids sur l’organisation de notre société par l’obligation de créer les infrastructures pouvant l’accueillir, en favorisant l’étalement urbain.
Au niveau des solutions : ce n’est pas en contraignant l’automobiliste à ne plus utiliser certaines voiries comme par exemple en développant des bandes bus ou en saturant celles-ci dans le but de créer suffisamment d’embouteillages (cela a été dit) et obliger, par la même, nos concitoyens à utiliser les transports en communs.
Nous nous estimons que devons inciter le citoyen en l’informant et en développant des alternatives crédibles pour l’aider à adapter sa manière de se déplacer.
Non pas en imposant des dogmes !
On ne change pas les hommes en changeant la société mais on change la société en changeant les hommes.
La législature communale se termine, nous devons déjà envisager la suivante.
C’est cette réflexion que nous allons continuer de défendre jusqu’au terme de celle-ci et que nous réclamerons pour la suite.
Editorial février 2011
Cela n'a fait l'objet que de quelques lignes dans la presse et certains n'ont vu qu'une dépense superfétatoire ou inutile mais la Ville de Namur s'est doté d'un nouvel espace destiné comme lieu de recueillement interconvictionnel. Une initiative unique en région francophone.
Nous sommes loin ici des piscines qui se ferment, des voiries qui se creusent, des trottoirs enneigés, des murailles qui s’écroulent, …
L’autonomie communale permet, et il est heureux ainsi, d’aborder d’autres sujets que le tout-venant de la gestion communale parfois teintée d’une polémique stérile voire sans fondement.
La résolution qui nous a été proposée lors du Conseil communal du 24 janvier est d’une autre ampleur.
Elle est la réponse à une préoccupation de nombreux de nos concitoyens souvent, et malheureusement, rarement rencontrée.
Chacun d’entres-nous a, ou sera, frappé par le deuil et pour ceux qui le peuvent le rite funéraire de la célébration du défunt fera partie de sa reconstruction.
Mais qu’en est-il pour ceux et celles qui n’ont pas de temple ou lieu de recueillement ?
Je ne souhaite pas être impudique, mais comme certains, j’ai été démuni au décès de ma mère qui, étant une femme qui croyait en l’Homme, ne souhaitait pas une cérémonie religieuse.
Certains proches et parents nous ont reproché la froideur d’un enterrement civil.
Je pense qu’avec ce lieu de recueillement interconvictionnel, sous l’égide de la Maison de la Laïcité, une réponse pourra être apportée aux personnes en peine et dans le désarroi.
Je remercie sincèrement Alain Detry, l’inventeur de ce concept, ainsi que Bernard Ducoffre qui le met en place en sa qualité d'Officier d'État civil.
Cet Espace Pluriel est une première Belgique francophone et je suis particulièrement fier que cela se fait à Namur.
Bernard GUILLITTE
Editorial de janvier 2011 en forme de voeux
Permettez-moi, à l'aube de l'année nouvelle, de vous souhaiter, ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers, réussite, force, amour, sagesse, joie, beauté et que 2011 vous apporte tout le bonheur que vous méritez.
Parce que l'optimisme est source de vie. Et parce que c'est une lumière qui porte l'espérance au coeur des hommes pour les rendre plus justes, plus généreux et plus solidaires, j'ai souhaité partager avec vous ce texte de Lucien Jacques.
Bernard GUILLITTE, Conseiller Communal.
Crédo
Je crois en l'homme cette ordure,
Je crois en l'homme ce fumier,
Ce sable mouvant, cette eau morte.
Je crois en l'homme, ce tordu,
Cette vessie de vanité.
Je crois en l'homme, cette pommade,
Ce grelot, cette plume au vent,
Ce boute-feu, ce fouille-merde.
Je crois en l'homme, ce lèche sang.
Malgré tout ce qu'il a pu faire
De mortel d'irréparable.
Je crois en lui
Pour la sûreté de sa main,
Pour son goût de la liberté,
Pour le jeu de sa fantaisie.
Pour son vertige devant l'étoile,
Je crois en lui.
Pour le sel de son amitié
Pour l'eau de ses yeux, pour son rire,
Pour son élan et ses faiblesses.
Je crois à tout jamais en lui
Pour une main qui s'est tendue.
Pour un regard qui s'est offert.
Et puis et avant tout
Pour le simple accueil d'un berger.
Lucien JACQUES
Editorial décembre 2010
Lors du Conseil communal du 22 novembre dernier, je suis intervenu comme Chef de groupe du MR au sujet du projet de rénovation de l’église Saint Symphorien de Jambes.
Loin de vouloir repousser cette intention nous avons souhaité de la part de l’Echevin en charge du Patrimoine un complément d’étude sur les différents aspects budgétaires et patrimoniaux du projet (vous trouverez le texte de mon intervention dans la rubrique interventions Conseil communal).
C’était également lors des discussions de rappeler nos obligations en la matière et de lancer un débat sur mon souhait d’une réforme sur le financement des lieux de culte.
Ce n’est pas les différents Echevins des Finances qui me contrediront mais la loi du 18 germinal de l’an X (8 avril 1802) confirmé par le décret impérial du 30 décembre 1809 a un réel impact encore et toujours sur les finances communales.
Sachez que le code de la démocratie locale (L1321-1,9° et 12°) nous renvoie à ce décret impérial qui stipule que les communes doivent suppléer à l’insuffisance des revenus de la fabrique pour les charges que sont les dépenses cultuelles, l’entretien et les grosses réparations des édifices du culte et le logement de ses ministres.
Soit grosso modo 1 million d’euros pour l’ordinaire et 100.000€ pour les travaux des 42 paroisses namuroises (41 catholiques et une protestante).
Nous n’avons pas à Namur de culte israélite et anglican. Et soyez rassuré, les cultes orthodoxe, islamique et la laïcité organisée sont pris en charge par la province.
Le Ministre de l’Intérieur de la Région wallonne a souhaité une réforme. Je ne peux que l’encourager.
J’ai confiance dans la sagacité, l’honnêteté, la volonté des fabriciens mais, tous bénévoles, ne sont pas toujours des spécialistes et des gestionnaires affûtés aux règles des marchés publics ou de la gestion patrimoniale.
Vous me direz que cela fait 200 ans que nous vivons cet état de fait, mais la société change et il n’est pas rare que le Conseil communal de Namur soit appelé à prononcer un avis défavorable sur les comptes et budgets de nos fabriques.
Je fais donc mien l’avis du 5 octobre dernier de l’union des Villes et des Communes qui souhaite que le législateur wallon se prononce sur une série de propositions.
Comme inciter fortement et donc faciliter les fusions volontaires à l'échelle communale, constituer un organe de coordination qui établit un plan pluriannuel des charges et dépenses pour la ville avec un fonctionnaire spécifiquement dédicacé. La soumission des comptes et budgets des établissements de culte à l'approbation du conseil communal, avec un recours possible auprès de l'autorité provinciale, et donc ne plus se contenter de donner notre avis.
La création d’un cadre démocratique pour la désignation des conseils de communauté locale par une élection au sein de la paroisse. La professionnalisation et donc une invitation à mieux gérer le patrimoine, qu'il s'agisse des édifices du culte, des presbytères et du patrimoine privé. Et en conclusion la fixation des critères de reconnaissance des communautés locales.
Je pense que notre société et le monde des croyants sont dans l’attente d’une évolution de cette législation.
Editorial - octobre 2010
Si vous aimez le cinéma, c'est le trimestre des festivals à Namur, profitez-en :
Le FIFF du 1er au 8 octobre,
Le Festival Nature Namur du 15 au 24 octobre et
Média 10/10 du 16 au 19 novembre
On va à Namur !
Pour la cinquième fois, le 27 septembre dernier, j’ai eu le plaisir d’inviter beaucoup d’amis ou de connaissances à la rencontre du cinéma namurois à travers des courts-métrages réalisés, produits ou interprétés par des namurois.
Quatre films étaient au programme de cette soirée (Le Dernier Rêve d’Emmanuel Jespers, le Grand Jeu de Sylvestre Sbille, l’Arbre à clous de Fabrice Couchard et le Négociant de Joachim Weissmann).
Namur aime le cinéma, le cinéma aime Namur. C’est effectivement indéniable, Namur et le cinéma, c’est une histoire d’amour et qui dure déjà depuis quelques années : Média 10/10 à été créé en 1972, nous fêtons cette année les 25 ans du FIFF, le Festival du Film Nature Namur en est à sa 16ième édition.
Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que ces manifestations apportent en renom pour notre ville, notre région. Comme on dit «on va à Canne», «on va à la Nostra», les cinéastes francophones disent «on va à Namur».
La plupart des réalisateurs connus et reconnus en Belgique, sont venus se frotter au jury de Média 10/10. Pareil pour les amoureux de la nature et les spécialistes animaliers : Namur, ils ne la connaissent parfois que grâce à son Festival du Film Nature.
Outre le renom d’une ville et d’une capitale, ainsi que l’indéniable apport culturel, ces événements créent de la richesse, favorisent nos commerces et le secteur HoReCa.
Le cinéma peut-être également pourvoyeur d’emploi, nos gouvernants, ne se sont pas trompés en développant au fédéral un incitant fiscal la taxe shelter et au niveau régional des bureaux d’accueil de tournage.
En ma qualité de Président de GAU (Groupement des Acteurs Urbains et gestionnaire du centre ville) je ne peux que me réjouir de la sauvegarde d’un petit complexe multisalles comme le Caméo2 dédié au cinéma d’auteur qui permet de garder une animation dans le haut de notre ville et dans le quartier des Carmes.
Si Namur aime le cinéma et que les namurois y sont sensibles, je pense que nous devons aller plus loin, si nous désirons développer cette thématique riche en apport culturel, en animation et, osons le dire, en développement économique pour notre ville.
Bien que Namur soit riche de ses festivals, ils sont programmés sur le dernier trimestre et Namur n’exploite pas assez son potentiel cinématographique.
Pourquoi, comme l’initiative que je porte comme chaque année, d’autres n’organisent pas des soirées thématiques, des projections en été en plein air sur nos places ou sur le grognon, un drive in movies sur l’esplanade de la citadelle, lancent avec différents acteurs culturels une thématique récurrente sur le cinéma par des expositions, des colloques, un festival de musique de film ou encore éditent pour notre plaisir ou comme carte de visite du namurois un DVD de nos réalisateurs, … ?
A chacun de retrousser ses manches si nous voulons devenir des acteurs de notre développement économique et culturel.
Editorial septembre 2010
Primauté à la neutralité !
A l’unanimité de ses membres moins une voix Ecolo, les membres du Conseil communal en sa séance du 13 septembre ont voté sur ma proposition de modification du statut administratif du personnel de la Ville de Namur interdisant désormais le port de signe distinctif convictionnel.
Nous aurions pu penser qu’il existe d’autres urgences politiques que celles de porter une réflexion et un débat sur cette interdiction.
Et lorsque j’ai amené ce point sur les bancs du Conseil certains auraient pu dire que c’était sacrifier à une mode, surfer sur l’air du temps, flatter les angoisses ou exacerber les différences voire tâter avec la xénophobie ou encore vouloir caresser l’électorat dans le sens du poil.
Heureusement que ceux qui me connaissent savent que je suis particulièrement attaché à la liberté individuelle, que je ne joue pas avec la peur des gens ni ne prône un rejet de l’autre.
Mais, il est sain que dans un espace démocratique comme un Conseil communal, puisse se développer une réflexion sociétale importante.
A travers ce texte les Conseiller communaux namurois ont réaffirmé la primauté d’une des valeurs essentiels à mes yeux : la neutralité de l’Administration publique.
Certes, le droit d’avoir des convictions religieuses, philosophiques, culturelles, politiques est un droit essentiel, laissé au libre choix de chacune et de chacun.
Mais c’est l’impartialité de l’autorité publique qui permet, dans une société composée d’individus libres et différents, la cohabitation harmonieuse de convictions distinctes.
Cette autorité publique se retrouve au niveau communal au sein de notre administration et de nos écoles.
Le personnel communal qui exerce une mission de service public doit la remplir avec neutralité et dans le respect des valeurs fondamentales de notre société.
C’est en vertu du principe d’impartialité que l’administré doit pouvoir considérer que ses droits et obligations ne seront pas conditionnés ou influencés par ses propres affinités culturelles et philosophiques, ou par celle de son correspondant au sein de l’administration.
Les agents communaux doivent traiter les usagers de leur service sans aucune discrimination et leur garantir l’égalité de traitement sans distinction fondée notamment sur la nationalité, le sexe, l’origine sociale ou ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l’âge ou encore l’orientation sexuelle.
Bien qu’à ma connaissance, notre Administration n’ait jamais trahi la confiance du citoyen en la matière, il importe que cette règle soit fixée.
Dès lors toute personne qui participe à l’exercice de notre administration doit refléter cette neutralité dans son attitude, son comportement ainsi que ses vêtements.
Pour respecter ces valeurs, l’égalité de traitement justifie l’abstention pour le personnel communal de porter ou d’afficher des signes distinctifs convictionnels manifestant des convictions religieuses, philosophiques ou politiques.
Ce sera donc désormais le cas à Namur !
Editorial août 2010
C’est comme une arme chargée et armée !
A l’initiative du règlement de police de Namur pris en novembre 2005 concernant les chiens réputés dangereux, je suis particulièrement touché par les événements dramatiques survenus ce dimanche dans la soirée où un jeune homme faisant du jogging est décédé par la stupidité d’un propriétaire de chien dangereux.
Déjà, il y a 5 ans, j’avais souhaité que l’Autorité communale prenne des mesures drastiques concernant les propriétaires de chiens de races communément considérées comme races dangereuses (pitbull, american stafforshire, fila braziliero, tosa inu , rottweiller, …).
Je prônais l’interdiction totale de telles races à Namur.
Partiellement suivi par mes collègues du Conseil, un règlement préconisant l’obligation pour tous chiens du port de la laisse et d’une muselière pour ces races a néanmoins été pris. Ce règlement prévoyant par ailleurs la possibilité pour le Bourgmestre de décider l’euthanasie des plus dangereux.
Ce n’est visiblement pas suffisant !
De nombreuses fois, à mes risques et périls, je suis intervenu en apostrophant les propriétaires de tels chiens tenus sans laisse et sans muselière.
Dans le cas du dramatique évènement qui nous concerne aujourd’hui, je suis particulièrement choqué par le fait que le propriétaire du chien soit laissé en liberté et que son délit ne peut être qualifié que d’homicide involontaire et de non-assistance de personne en danger.
J’estime que se promener sur la voie publique avec un tel animal sans laisse ni muselière c’est comme se promener avec une arme chargée et armée !
Il est donc regrettable que les autorités judiciaires ne peuvent requalifier plus sévèrement cet acte sachant par ailleurs que le propriétaire de ce chien a refusé de le présenter à la Police.
J’exhorte Monsieur le Bourgmestre de Namur de prendre toutes les mesures nécessaires pour que soit appliqué de la manière la plus drastique notre règlement et que désormais les contrevenants soient systématiquement rappelés à l’ordre et poursuivis.
Pour ma part, et comme souhaité déjà en novembre 2005, je ferai une proposition d’amendement au règlement de police afin que de tels animaux soient définitivement bannis du territoire de notre Ville.
le reportage sur le site de RTL-TVI
Discours prononcé en l'honneur de Monsieur et Madame SCHREYERS à l'occasion de leur Noce de Diamant - le 14 août 2010
Mesdames, Messieurs, Chères Amies, Chers Amis, Très chers jubilaires,
Je suis ravi que mes fonctions de Conseiller communal m'offrent le privilège de me retrouver parmi vous pour fêter Monsieur et Madame SCHREYERS à l'occasion de leurs 60 ans de mariage, un événement exceptionnel auquel seul le diamant peut donner tout l'éclat qu'il mérite.Quelles que soient les constatations que l'on puisse faire sur l'indéniable allongement de l'espérance de vie, il ne convient en aucun cas de banaliser une telle performance amoureuse, une telle complicité matrimoniale tout à fait extraordinaire.
Songez, très chers jubilaires, que vous faites existence commune depuis six décennies et que le début de votre grande aventure nous ramène en 1950. C'était l'après-guerre et tous les espoirs d'une population enfin libérée étaient permis. Vous gardez sans doute encore le souvenir de l'un ou l'autre événement marquant :
~ Le retour de Léopold III et la prestation de serment de Baudouin Ier.
~ Le début de la Guerre de Corée, le service militaire est encore fixé à 18 mois en Belgique mais passera par la suite à 21 (1953) en raison de celle-ci
~ La naissance de Miou Miou et de Daniel Auteuil
~ Pour les Namurois, le Bourgmestre de l’époque était le Baron Louis Huart et à Auderghem, peut-être celui qui vous a marié, s’était Gabriel-Emile Lebon,
~ L’hôtel de ville de Namur, détruit lors des bombardements, a retrouvé son aspect extérieur définitif.
~ Au cinéma, on joue « Le 3ème homme » d’Orson Wells et Les Fous du Roi remportent l’Oscar du Meilleur film à Canne
~ Et pour vous, Edith Piaf chante l’Hymne à l’Amour
Mais j’arrête ma machine à remonter le temps, 1950 sera surtout votre année, choisie pour débuter votre vie de couple, sur les grands et petits chemins de l'aventure à deux.
Monsieur SCHREYERS, vous êtes né le 6 octobre 1926 à Berchem-Sainte-Agathe et vous, Madame DEROOVER, vous êtes née le 4 juin 1932 à Auderghem. La date de votre rencontre est très précise : c’était le lundi de Pâques de l’année 1950. Marie-José habitait avec ses parents au-dessus du café « Chez Martin » à Auderghem et Petrus passait y boire un verre avec un ami alors que Marie-José s’y trouvait.
L’on peut dire que les « affaires » furent rondement menées puisque vous avez commencé à courtiser en août et que vous vous êtes mariés à Auderghem le 18 novembre 1950. 2 enfants sont venus concrétiser votre union qui, à leur tour, vous ont donné le bonheur d’être 8 fois grands-parents, et ce n’est pas fini, puisque vous avez déjà 3 arrière-petits-enfants.
Monsieur SCHREYENS, Cher Petrus, en 1942, vous commencez à travailler dans une usine de posture à Auderghem. Vous effectuez votre service militaire en Allemagne où vous vous occupiez plus particulièrement de tout ce qui était culturel. Par la suite, vous êtes employé au Ministère du Bois à Bruxelles.
Juste avant votre mariage, vous travailliez dans une société bruxelloise qui enquêtait sur les personnes empruntant de l’argent, puis, durant 35 ans, vous avez travaillé comme employé administratif pour les Etablissements Plantain à Evere, une société de matériel graphique.
Madame DEROOVER, Chère Marie-José, durant vos études primaires, vous suiviez les cours en français ou en néerlandais, selon les circonstances, puisque c’était la guerre et que vous étiez ballottée entre vos parents et la famille. Couturière de formation, vous avez travaillé dans le privé et vous avez exercé ce beau métier durant toute votre vie professionnelle. Durant les 20 dernières années, vous avez réalisé de superbes poupées folkloriques pour la maison Vandezande à Bruxelles.
Petrus, vous étiez passionné de philatélie et vos thèmes favoris étaient la Belgique, le football, les arts graphiques, l’écriture égyptienne. Joueur de cartes, le whist et le couillon n’ont aucun secret pour vous ! Vous appréciez également jouer aux échecs et au jacket.
Marie-José,La couture est toujours votre grande passion même si vous en faites moins aujourd’hui. Côté lecture, ce sont les livres relatant tout ce qui a trait à la 2ème guerre mondiale. Mais last, but bot least ! Vous avez passé votre permis de conduire à l’âge de 60 ans ! Je suis certain que vous avez dû regretter de ne pas l’avoir passé plus tôt !
Ensemble, durant 11 ans, vous étiez concierges à l’école « Amède » à Saint-Gilles. Vous passiez la plupart de vos vacances en France et en Italie.
Je suis fier de mettre à l'honneur un couple tel que le vôtre dont les existences revêtent une indéniable valeur d'exemple et dont toutes les générations devraient continuer à s'inspirer.
Au nom de Monsieur Bernard DUCOFFRE, Echevin Officier d’Etat Civil, de Monsieur le Bourgmestre Jacques ETIENNE, de tous mes collègues Echevines, Echevins et Conseillers Communaux et en mon nom personnel, je vous souhaite un très heureux anniversaire de mariage et vous offre les petits cadeaux d'usage, en souvenir de cette mémorable journée.
Bonne fête à tous sur cette terre namuroise que vous aimez et que vous avez fait vôtre et qui vous accueille encore une fois avec tout notre cœur.
Discours prononcé en l'honneur de Monsieur et Madame Terwagne à l'occasion de leur Noce d'Or - le 2 mai 2010
Mesdames, Messieurs, Chères Amies, Chers Amis, Très chers jubilaires,
Je suis ravi que mes fonctions de Conseiller Communal m'offrent le privilège de me retrouver parmi vous pour fêter Monsieur et Madame TERWAGNE à l'occasion de leurs 50 ans de mariage, un événement exceptionnel auquel seul l’OR peut donner tout l’éclat qu’il mérite.
Quelles que soient les constatations que l'on puisse faire sur l'indéniable allongement de l'espérance de vie, il ne convient en aucun cas de banaliser une telle performance amoureuse, une telle complicité matrimoniale tout à fait extraordinaire.
Atteindre un tel seuil de complicité conjugale ne relève en aucun cas du banal, mais tout au contraire, il est le fruit d'une vie hors du commun.
Songez, très chers jubilaires, que vous vous êtes promis de vous aimer pour la vie, il y a un demi-siècle, mais pour vous, c'était juste hier.
Vous faites existence commune depuis 5 décennies et le début de votre grande aventure nous ramène en 1960.
Beaucoup d'événements se sont déroulés depuis le 30 avril 1960, mais pour vous, chers amis, tout ce temps a défilé, sans même que vous ne vous en rendiez réellement compte.
Quelques petites rides, cheveux blancs, apparus au fil des ans sont le symbole d'une indéniable sagesse que les plus jeunes d'entre nous envient.
Aussi, pour vous fêter dignement, un seul métal au monde se révèle approprié, il s'agit bien évidemment de l'or, dont nous vous couvrirons symboliquement.
Avec votre bienveillante permission, je souhaiterais effectuer un retour au passé de plus de 50 ans et revenir sur votre rencontre.
Monsieur TERWAGNE, vous êtes né le 26 juin 1935 à Floreffe et vous Madame ALBERTY, vous êtes née le 14 octobre 1939 à Saint-Marc.
Vous vous êtes rencontrés en 1958 à Namur, au laboratoire Analys, rue Dewez. Eudore, vous y travailliez depuis 1953 et vous Marthe, êtes entrée en 1958. C’est donc votre lieu de travail qui a été le théâtre de vos premiers émois !
De votre union, est né 1 fils, Patrice, qui vous a fait la joie d’être grands-parents d’une petite-fille, Mélodie.
1960, il y a 50 ans. C’est déjà loin et pourtant, malgré l’accélération de notre monde, quelques événements nous semblent fort proches. Permettez-moi de vous les rappeler :
- Simone Signoret remporte l’Oscar de la meilleure actrice;
- Le monde du cyclisme perd Fausto Coppi
- Piaf chante « je ne regrette rien » ;
- Johnny lui chante « t’aimer follement » ;
- Le lancement du paquebot France;
- John Fitzgerald Kennedy devient Président des Etats Unis ;
- Khrouchtchev donne un coup de chaussure sur la table lors de l’Assemblée générale de l’ONU ;
- Naissance du prince Philippe de Belgique;
- Mariage du Roi Baudouin avec Fabiola ;
- C’est aussi l’indépendance du Congo ;
- Pour les Namurois, le Bourgmestre était alors le Baron Louis Huart.
Mais j’arrête ma machine à remonter le temps, 1960, restera surtout et éternellement VOTRE année, celle de votre mariage.
Monsieur TERWAGNE, Cher Eudore,
De 1950 à 53, vous avez travaillé aux ateliers Rambaux, dans la Basse Sambre, comme apprenti outilleur.
De 53 à 93, vous avez donc travaillé au laboratoire Analys rue Dewez, comme fraiseur tourneur pour les appareils ménagers où vous avez poursuivi toute votre carrière.
Madame ALBERTY, Chère Marthe
Vous avez travaillé également chez Analys, de 58 à 62, mais après la naissance de votre fils, vous avez consacré votre temps à son éducation et à votre foyer.
En 1970, vous reprenez le travail à Marcinelle puis aux Glaceries St Roch à Auvents, ensuite à Couillet et enfin quelques années chez Afidif Volkswagen au service financement.
Vous avez terminé votre carrière en 1978 à Malonne chez un expert automobile, à mi-temps.
Eudore,
Il paraît que vous êtes très fort au « couillon », jeu de cartes que vous avez beaucoup pratiqué avec vos amis de chez Analys.
Vous aimez la musique classique et à la Ste Cécile, vous allez écouter l’Harmonie ouvrière de Malonne.
Marthe,
Tous les mots qui se croisent sont faits pour vous : mots fléchés, croisés, codés…
Vous aimez aussi les revues illustrées.
Tous les deux, vous aimez encore danser, notamment aux 3X20 de Malonne
Chers Jubilaires,
Je suis fier de mettre à l'honneur un couple tel que le vôtre dont l’existence revêt une indéniable valeur d'exemple et dont toutes les générations devraient continuer à s'inspirer.
Au nom de Monsieur Bernard DUCOFFRE, Echevin Officier d’Etat Civil, de Monsieur le Bourgmestre Jacques ETIENNE, de l’ensemble des Membres du Collège et du Conseil Communal de la Ville de Namur présents et excusés et bien sur en mon nom personnel, je vous souhaite un très heureux anniversaire de mariage et vous offre, en souvenir de cette journée mémorable, le diplôme de circonstance, ce bouquet de fleurs ainsi que le message royal à votre adresse.
Bonne fête à tous !
Intervention de Bernard GUILLITTE, Président de GAU
à l’occasion de la présentation des vœux par Namur Europe Wallonie (NEW)
le 6 janvier 2010.
Mesdames et Messieurs en vos titres, grades et qualités,
Mais surtout Chers Amis,
Permettez-moi d’abord, au nom du Groupement des Acteurs Urbains, connu sous l’acronyme GAU, de vous souhaiter le meilleur en 2010 pour vous et les vôtres.
Mais vous vous dites qu’est-ce GAU ?
GAU est né depuis plus de onze ans (23/11/98 – signature statuts - MB 21/02/02) par la volonté de la Ville de Namur, de NEW, de l’UCM et de l’Association des Commerçants de Namur de créer une interface entre ces différents partenaires afin de conjuguer leurs efforts pour l’amélioration du centre ville.
GAU n’a jamais été vraiment connue pour elle-même mais à travers ses actions pour et au nom de ses partenaires.
Notre personnel est particulièrement actif auprès de divers services communaux dépendants, entre autres, des échevinats de la Mobilité, du Commerce et de la Propreté. Mais également de la Culture grâce à la gestion de cette salle mise à la disposition de la Ville pour leurs différentes expositions.
Toutefois de part la volonté du Gouvernement wallon désireux de structurer les organismes comme le notre et l’adoption du décret du 1er avril 2009 relatif aux associations de gestion de centre ville notre rôle et nos actions vont considérablement évoluer dans les semaines et mois qui viennent.
Un effet, et un des premiers changements est la désignation d’un manageur de centre urbain, qui plus d’être un responsable d’équipe, devient une personne ressources pour le dynamisme de notre centre ville.
Notre volonté est définie et centrée sur 6 axes
· Axe 1 : Développer et actualiser la base de données du centre-ville
· Axe 2 : Jouer un rôle d’interface et de débats entre les utilisateurs et les acteurs du centre-ville
· Axe 3 : Développer l’attractivité du centre-ville
· Axe 4 : Renforcer les actions menées en matières économiques, de mobilité et de cadre de vie
· Axe 5 : Promouvoir et communiquer sur l’image du centre-ville en collaboration, notamment, avec l’Office du Tourisme et l’association Namur Europe Wallonie.
· Axe 6 : participer au réseau des associations de gestion de centres-villes afin de contribuer aux échanges de connaissances et de bonnes pratiques
Mais, je ne vais pas vous parler de notre plan stratégique et des actions que nous allons mener prochainement. Je préfère vous présenter les différentes personnes qui travaillent pour notre association.
Parce que elles aussi et d’abord elles sont des acteurs de notre développement.
J’ai donc le plaisir de vous présenter Mademoiselle Audrey MATHIEU qui assumera les fonctions de directrice de GAU et de Manager de centre ville ainsi que les nombreuses tâches inhérentes à celles-ci.
Jeune Economiste originaire d’Andenne, entamant pour l’instant une licence spéciale en gestion territoriale et de développement urbain, elle était jusqu’au mois de décembre, avant que nous la débauchions, en charge de la gestion de l’Agence de développement local de Wanze.
Elle aura donc la gestion quotidienne de notre association, la recherche des différents partenariats, le rôle, avec le Président, de représentation et de relations publiques mais surtout également le rôle de coordination des actions et projets.
Elle est pour cela épaulée par Mademoiselle Isabelle D’HONDT, qui a particulièrement en charge, outre sa collaboration sur les différentes actions et projets, la gestion administrative de notre personnel.
Sachez que nous employons actuellement pas moins de 17 personnes.
Autre personne en charge des projet est Mademoiselle Sandrine REGNIER qui est en charge du magasin et de la gestion de la l’Espace Beffroi, notre galerie.
Pour notre petit Namur Shop sachez que si vous êtes artisans, de bouche ou non, vous pouvez nous proposer vos réalisations pour la vente.
Notre but toutefois n’est nullement de faire concurrence avec les commerçants de la place mais de promouvoir nos producteurs locaux.
Et pour ceux et celles qui s’en inquiètent, notre vitrine sera remise à neuf dans le courant de la semaine prochaine.
Nous avons également une chargée de projets en la personne d’Anne CHEVIGNE qui organise les relations avec les commerçants et qui coordonne les enquêtes auprès d’eux.
Notre staff est accompagné de 5 stewards urbains qui sont en charge de l’aide, de l’information au citoyens et aux commerçants sur d’éventuels travaux ou manifestations. Qui effectuent également les enquêtes, les comptages et les différents encodage inhérents à ces derniers. Qui assurent la distribution d’affiches, l’aide lors des manifestations.
Mais qui assurent également la présence au magasin et à la galerie.
Il ne faut surtout pas oublier également nos 8 ouvriers urbains en charge de la mise en place du Marché du Beffroi, de la gestion le samedi du parking SNCB, et également de l’entretien et du nettoyage d’une partie de nos rues en collaboration du service propreté de la Ville.
Notre volonté, confortée par notre Conseil d’administration et le Collège échevinal, est de maintenir, dans un cadre de développement durable, le centre-ville de Namur comme un pôle d'attractivité régional au niveau commercial, de l'habitat, de l'enseignement et des fonctions administratives comme de préserver la qualité de vie qu'on y trouve.
C’est le but de notre association et des hommes, mais aussi des femmes, vous avez remarquez qu’elles sont bien représentées.
Je vous remercie de leur faire bon accueil durant toutes l’année 2010 dans leurs différents activités.
Et pour ma part, je vous remercie de votre attention.