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Conseil communal du 20 décembre 2010 - Budget 2011
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Membres du Collège communal,
Chers Collègues,
Comme de tradition, il me revient de terminer les prises de parole des Chefs de groupe.
En conséquence, je ne souhaite pas reprendre les même propos que mes collègues mais toutefois de mettre en exergue quelques éléments.
Le Groupe MR est particulièrement fier de son Echevine des Finances qui nous présente à nouveau un budget en équilibre au global et de plus, pour la deuxième fois en décembre. Contrairement aux différents cassandres il n’y a pas, il n’y aura pas de bug dans notre « bugdet 2011 ».
Ces éléments n’auraient rien d’extraordinaire et devraient être d’une annuité de bon aloi si on ignorait les trésors d’ingéniosité, la patience et le travail effectué par Anne et l’ensemble du Département des Finances pour atteindre ces résultats.
L’équilibre est donc atteint, comme les deux années antérieures, par un prélèvement contrôlé de 2.400.000 euros sur le fonds de réserve ordinaire constitué à cet effet en 2008 sur base du prêt exceptionnel de 23 millions nous octroyé.
Quand ce n’est pas accuser notre Echevine de vider les caisses, plus d’un voudraient par ailleurs que nous dilapidions notre bas de laine. Mais ce ne serait que danger pour les années futures.
En effet, en raison de l’effort réalisé et grâce à l’actualisation du plan de gestion que nous avons adoptée il y a quelques semaines nous connaîtrons, ce que bien peu dans l’assemblée ont pu connaître, c’est à dire un budget en parfait équilibre en 2016 voire en 2015.
Une des mesures prises également est la création d’un fonds pour créances douteuses qui n’affecte en rien l’équilibre budgétaire de notre plan de gestion.
Nous travaillons ce jour pour demain, il faut en prendre conscience et garder raison.
Ce travail budgétaire de longue haleine, comme l’a rappelé Anne Barzin, est le fruit des diverses mesures prises dès 2007, comme la réforme nécessaire des régies et le travail effectué sur la gestion de la dette.
Mais notre budget est encore, et de trop, soumis à des décisions exogènes comme l’augmentation des coûts et des salaires, la perte de différents dividendes dont principalement celles du secteur de l’énergie. Comme aussi des fausses promesses faites lors de la réforme du Fonds des communes.
Toutefois, si nous parvenons encore à contrôler les dépenses, nos recettes sont mises à mal.
Des efforts devront être faits en la matière mais surtout pas, vous me connaissez, par un accroissement de la fiscalité.
J’invite chacun à prendre durant l’année en cours, à l’aune des balises budgétaires tels que définies, les mesures nécessaires pour autant augmenter nos recettes que diminuer nos dépenses.
Je sais que le monde associatif, nos partenaires attendent de nous un effort dans les différentes subventions et dépenses de transferts, mais il importe d’abord de respecter le mandat que nous ont donné nos concitoyens en retrouvant des finances saines et en sauvegardant nos missions de bases, nos missions régaliennes.
Des mesures ont déjà été prises afin de rencontrer les besoins autant de notre zone de police que du CPAS.
Le vote du budget est un moment important dans la vie communale et je regrette parfois le peu d’intérêt marqué pour celui-ci. Dernièrement notre Collègue Bernard Poncelet abondait dans mon sens en m’affirmant qu’il n’y avait pas une tradition budgétaire dans notre assemblée quelle que soit la majorité en place.
Je sais que l’examen des chiffres à parfois un coté rédhibitoire mais derrière les chiffres, il y a des actions, il y a une politique à mener, des citoyens à contenter, des besoins auxquels il faut répondre.
En conséquence, je vous invite avec le Groupe MR à approuver sans réserve le projet de budget 2011.
Conseil communal du 22 novembre 2010 - Point 20 – Jambes, église Saint-Symphorien
Monsieur le Bourgmestre,
Chers Collègues,
Mon Cher Tanguy,
Un peu d’humour pour commencer : combien d’indulgences crois-tu mériter pour la construction de cette nouvelle église ? Pourtant tu le sais que c’est seule la foi qui sauve.
Mais pour ma part, je préfère bâtir mon temple intérieur que d’élever des sanctuaires.
Mais trêve de plaisanterie et de taquinerie mon but n’est pas ce soir de comparer et d’émettre la moindre critique sur les choix philosophiques des uns et des autres.
Au contraire de notre collègue Valérie, je souhaite évoquer la problématique des fabriques d’églises en général avant d’évoquer la situation de l’église Saint-Symphorien en particulier.
Ce n’est pas Madame l’Echevine des Finances qui me contredira mais la loi du 18 germinal de l’an X (8 avril 1802) confirmé par le décret impérial du 30 décembre 1809 a un réel impact encore et toujours sur les finances communales.
Sachez chers collègues que le code de la démocratie locale (L1321-1,9° et 12°) nous renvoie à ce décret impérial qui stipule que les communes doivent suppléer à l’insuffisance des revenus de la fabrique pour les charges que sont les dépenses cultuelles, l’entretien et les grosses réparations des édifices du culte et le logement de ses ministres.
Soit grosso modo 1 million d’euros pour l’ordinaire et 100.000€ pour les travaux de nos 42 paroisses, 41 catholiques et une protestante.
Nous n’avons pas à Namur de culte israélite et anglican. Et soyez rassuré, les cultes orthodoxe, islamique et la laïcité organisée sont pris en charge par la province.
Le Ministre de l’Intérieur de la Région wallonne a souhaité une réforme. Je ne peux que l’encourager.
J’ai confiance dans la sagacité, l’honnêteté, la volonté des fabriciens mais, tous bénévoles, ne sont pas toujours des spécialistes et des gestionnaires affûtés aux règles des marchés publics ou de la gestion patrimoniale.
Vous me direz que cela fait 200 ans que nous vivons cet état de fait, mais la société change et il n’est pas rare que notre Conseil soit appelé à prononcer un avis défavorable sur les comptes et budgets de nos fabriques.
Je fais donc mien l’avis du 5 octobre dernier et nous communiqué aujourd’hui de l’union des Villes et des Communes qui souhaite que le législateur wallon se prononce sur une série de propositions.
Comme inciter fortement et donc faciliter les fusions volontaires à l'échelle communale, constituer un organe de coordination qui établit un plan pluriannuel des charges et dépenses pour la ville avec un fonctionnaire spécifiquement dédicacé. La soumission des comptes et budgets des établissements de culte à l'approbation du conseil communal, avec un recours possible auprès de l'autorité provinciale, et donc ne plus se contenter de donner notre avis.
La création d’un cadre démocratique pour la désignation des conseils de communauté locale par une élection au sein de la paroisse. La professionnalisation et donc une invitation à mieux gérer le patrimoine, qu'il s'agisse des édifices du culte, des presbytères et du patrimoine privé. Et en conclusion la fixation des critères de reconnaissance des communautés locales.
Je pense que notre société et le monde des croyants sont dans l’attente d’une évolution de cette législation.
Outre le dossier qui nous concerne ce jour, nous avons d’autres bâtiments qui pourraient être dévolu au culturel au lieu du cultuel.
Je pense particulièrement à l’église Saint Loup, chef d’œuvre du baroque, qui pourrait devenir, à demeure, un magnifique lieu d’expositions et de concerts.
Sans la mise à disposition de l’Espace du Beffroi par GAU, la Ville ne possède pas actuellement en propre de salle d’exposition.
L’église Saint Symphorien n’a pas cette ambition, église primaire de nos concitoyens de Jambes, sur un emplacement qui lui est dévolu depuis 1752, elle mérite notre attention en sa qualité de lieu de culte située et en cœur avec ses paroissiens.
Elle présente par ailleurs une qualité architecturale art-déco qui ne doit pas être reniée.
Ce projet tel que présenté n’est pas sans intérêt mais suscite quelques interrogations :
§ A-t-on envisagé une rénovation même en plusieurs phases ? Sachant qu’outre l’intervention financière le terrain mis à disposition doit être valorisé. Celle-ci pourrait être moins onéreuse pour les deniers, non du culte, mais publics.
§ Quelles sont les balises urbanistiques qui seront imposées au partenaire privé ? Nous sommes dans un périmètre à haute valeur paysagère et il ne faut pas qu’un promoteur valorise cet emplacement face à la citadelle au détriment du paysage et du voisinage.
§ Ne convient-il pas de définir au préalable le périmètre où seront construit l’immeuble et l’église et de ne pas le laisser au bon soin du fonctionnaire délégué ?
§ Les 16 à 18 unités de logement, nécessaires à la rentabilité de l’investissement, ne sont-elles pas surestimées ?
§ A-t-on évalué le patrimoine, peinture et boiserie, du bâtiment ?
§ Quels sont les délais pour la désacralisation, même temporaire, des lieux ,
Voici quelques questions qui méritent notre attention.
Et si Dieu a fait le monde en 6 jours, soyons modestes, nous pouvons si besoin reporter ce dossier afin que ces éléments soient étudiés.
Conseil communal du 18 octobre 2010 - intranet pour les Conseillers
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Membres du Collège communal,
Chers Collègues,
Vous vous rappelez peut-être qu’à l’issue de mon intervention dans le cadre de l’approbation du budget 2010 (14/12/2009), j’avais remercié les services financiers de nous signaler où télécharger, sur recommandation de la Région, la circulaire budgétaire pour le budget 2010. Il est vrai qu’en effet reproduire à autant d’exemplaires que de Conseillers les 98 pages de celle-ci aurait été un gaspillage.
Mais une adresse simplifiée aurait été de bon ton. Jugez du peu :
http://pouvoirslocaux.wallonie.be/jahia/webdav/site/dgpl/shared/Circulaires/Finances_communales/20091023-circ-budg-2010-com-cpas.pdf
Bon, il est vrai que le portail des Pouvoirs locaux avait un lien direct.
Et je rassurais nos amis du service des Finances que ceux, parmis nos collègues, qui souhaitaient vraiment prendre connaissance de cette circulaire n’avaient aucun problème pour trouver celle-ci.
Voici par l’exemple et il était possible d’en trouver d’autres, de la nécessité d’augmenter la qualité de la communication entre l’institution communale et ses élus.
J’ai donc sollicité alors que l’on instaure un intranet pour les Conseillers, reprenant les diverses informations et données, répertoire téléphonique et organigramme des services, dates et heures des réunions de commissions, procès verbaux de celles-ci, du Conseil et du Collège.
Je ne peux que me réjouir de la proposition faite aujourd’hui, et je remercie, outre le Collège, les services de Monsieur le Secrétaire Communal et Madame la Secrétaire communale adjointe ainsi que le Service Information et communication de mettre cet outil à notre disposition.
Comme suggéré en Commission de M le Bourgmestre, l’ajout de l’ensemble des projets de résolutions inscrites aux séances du Conseil serait également appréciable.
Une bonne information, pourra, je l’espère nous permettre un bon travail.
Conseil communal du 13 septembre 2010 - Point 64 – Respect du règlement en matiére de chiens
Monsieur le Bourgmestre,
Chers Collègues,
Dans la soirée du 11 juillet, les bords de Sambre ont connu un drame en la mort, par noyade, de Kassim Dgimanii, jeune togolais, qui poursuivi par un american staff, un chien réputé dangereux, n’avait trouvé la fuite qu’en se jetant dans la Sambre.
Le propriétaire du chien n’intervenant nullement, ni pour retenir son chien, ni pour sauver de la noyade le jeune homme.
A la suite d’incidents survenus en octobre 2005, le Conseil communal avait, à la demande que j’avais formulée auprès du Bourgmestre, modifié l’article 30 de son règlement général de police en imposant diverses mesures comme le port d’une muselière pour les races réputées dangereuses et des dispositions permettant la saisie, le parcage, l’obligation de dressage ou même dans les cas les plus préoccupants, l’euthanasie.
A la lecture des faits survenus en juillet, il me semble que nous devons revoir notre réglementation.
Comme simple citoyen, à de nombreuses reprises, à mes risques et périls, je suis intervenu en apostrophant les propriétaires de tels chiens tenus en rue sans laisse et sans muselière.
Dans le cas du dramatique évènement de juillet, je suis particulièrement choqué par le fait que le propriétaire du chien a été laissé en liberté et que son délit ne peut être qualifié que d’homicide involontaire et de non-assistance à personne en danger.
J’estime que se promener sur la voie publique avec un tel animal sans laisse ni muselière c’est comme se promener avec une arme chargée et armée !
Il est donc regrettable que les autorités judiciaires ne peuvent requalifier plus sévèrement, et je pése mes mots, cet acte de lâcheté sachant par ailleurs que le propriétaire de ce chien a délibérément refusé de présenter son animal à la Police.
Quant on est un king du bitume en arborant les cros, la musculature ou autres de son chien, on assume son rang et se jette à l’eau !
Déjà lors des travaux de la Commission de Monsieur le Bourgmestre Bernard Anselme, j’avais demandé que notre nouvelle réglementation soit revue après une année d’expérience et sans présumer d’une évolution de la législation en la matière.
Souvenez-vous à l’époque, de nombreux incidents avec des chiens avaient incité plusieurs parlementaires comme Madame Defraigne ou Monsieur Cheffert à durcir la législation fédérale. Ce travail n’ayant malheureusement pas abouti.
Aujourd’hui, le SPF Santé Publique a un projet de stériliser tous les chats d’ici 2016.
Le futur est donc bien plus hasardeux pour les matous que pour les chiens tueurs !
A défaut donc d’une législation fédérale ou régionale, pouvons-nous, Monsieur le Bourgmestre, revoir, avec notre service de Police, notre règlement et de proposer, à l’instar de certaines communes, l’interdiction sur notre territoire de ces races de chiens réputées dangereuses ?
Je sais que ce projet n’a peu de chance de passer la censure de l’Autorité de tutelle avec les sacro-saints principes d’égalité et de proportionnalité.
A défaut alors nous pourrions retenir dans notre réglementation et ce également à l’instar de plusieurs communes, que la présence de chiens dangereux soit interdite lors de la tenue de marchés, manifestations culturelles, festives ou sportives ou lors de réunions et de rassemblement en plein air.
Ou encore, comme en 2005, je suggére également que les chiens répondant à la définition de chiens dangereux soient déclarés à l’administration communale.
Croyez bien, Chers Collègues, que je ne désire nullement stigmatiser les propriétaires de chiens, mais il faut constater que beaucoup de personnes font l’option d’acquérir ces races de chien avec des considérations qui sont loin de l’amour que l’on porte habituellement aux animaux.
Il existe un phénomène de mode inquiétant.
Conseil communal du 13 septembre 2010 - Point 8 – Statut administratif : modification de l’article 17 bis - Interdition pour le personnel communal de porter des signes distinctifs convictionnels
Monsieur le Bourgmestre,
Madame l’Echevine en Charge du Personnel,
Chers Collègues,
Je remercie le Collège et les organisations syndicales d’avoir répondu favorablement à ma proposition faite en séance de février concernant l’interdiction du port de signes convictionnels distinctifs par le personnel communal.
Je remercie également Madame l’Echevine comme mes collègues Chefs de groupe ou délégué par ceux-ci d’avoir mené ensemble une réflexion pour adapter notre réglementation en la matière.
Nous aurions pu penser qu’il existe d’autres urgences politiques que celles de porter une réflexion et un débat sur cette interdiction.
Mais, il est sain que dans un espace démocratique comme le nôtre, puisse se développer une réflexion sociétale importante.
A travers ce texte nous réafirmons la primauté d’une des valeurs essentiels à mes yeux, à nos yeux : la neutralité de l’Administration publique.
Certes, le droit d’avoir des convictions religieuses, philosophiques, culturelles, politiques est un droit essentiel, laissé au libre choix de chacune et de chacun.
Mais c’est l’impartialité de l’autorité publique qui permet, dans une société composée d’individus libres et différents, la cohabitation harmonieuse de convictions distinctes.
Cette autorité publique se retrouve au niveau communal au sein de notre administration et de nos écoles.
Le personnel communal qui exerce une mission de service public doit la remplir avec neutralité et dans le respect des valeurs fondamentales de notre société.
C’est en vertu du principe d’impartialité que l’administré doit pouvoir considérer que ses droits et obligations ne seront pas conditionnés ou influencés par ses propres affinités culturelles et philosophiques, ou par celle de son correspondant au sein de l’administration.
Les agents communaux doivent traiter les usagers de leur service sans aucune discrimination et leur garantir l’égalité de traitement sans distinction fondée notamment sur la nationalité, le sexe, l’origine sociale ou ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l’âge ou encore l’orientation sexuelle.
Bien qu’à ma connaissance, notre Administration n’a jamais trahi la confiance du citoyen en la matière, il importe que nous fixons cette règle.
Dès lors toute personne qui participe à l’exercice de notre administration doit refléter cette neutralité dans son attitude, son comportement ainsi que ses vêtements.
Pour respecter ces valeurs, l’égalité de traitement justifie l’abstention pour le personnel communal de porter ou d’afficher des signes distinctifs convictionnels manifestant des convictions religieuses, philosophiques ou politiques.
Ce sera donc désormais le cas à Namur !
Chers Collègues,
A ma proposition initiale, j’avais également suggéré de prendre position au sujet de notre Enseignement.
J’aspire donc, Monsieur le Bourgmestre, Madame l’Echevine, que la réflexion continue au sujet de nos écoles, de son personnel et des élèves qui les fréquentent.
Conseil communal du 28 juin 2010 - Point 39 – Placement de stations vélos et mise à disposition de vélos en libre service
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Chers Collègues,
Que voilà un projet fort séduisant que l’instauration à Namur d’un réseau de stations vélos en libre service.
Loin de n’être qu’un gadget ou une lubie de certains, nous avons là une réelle opportunité de développer l’utilisation du vélo à Namur pour ceux qui n’en seraient pas propriétaires mais aussi pour les nombreux visiteurs, travailleurs ou touriste, de notre ville.
J’espère sincèrement qu’une société sera rapidement adjudicataire de ce marché.
Je n’ai que deux ou trois remarques à formuler sur le choix d’installation de stations faite au détriment d’emplacement de parkings cfr rue Muzet (station 2), au Parc d’Amée (station 19), place M Servais (station 23).
Comme aussi le fait que ces stations munies d’une surface d’affichage peuvent gêner les devantures d’un commerce comme la station 6 rue de Fer ou ne seraient pas compatibles avec la proximité de certains bâtiments ou monuments emblématiques de notre ville comme l’Eglise St Loup (station 24) et la Fontaine de l’Ange (station 7).
Sans nullement remettre en cause les lieux pré-définis, il y a lieu de revoir éventuellement les emplacements exacts des stations.
Je sollicite en conséquence Madame l’Echevine d’être particulièrement attentive à ces éléments et je l’en remercie déjà.
Conseil communal du 28 juin 2010 - Point 8 – Sanction administrative – réglement et mise en place.
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Chers Collègues,
«On passe l’éponge et puis c’est tout !». Voici comment j’intervenais en novembre 2007 lors de l’examen d’un point relatif aux redevances pour le nettoyage de l’espace public et dans la foulée, je suggérais à notre assemblée d’adopter à Namur, le régime des sanctions administratives.
Il s’agissait, comme pour le dossier 37 nous soumis encore aujourd’hui, de réparer d’abord le préjudice fait à notre environnement et à la collectivité comme de rencontrer le coût engendré par une remise en état des lieux souillés.
Comme beaucoup, j’étais plus que dubitatif sur le suivi pénal de ces incivilités.
En effet, bien que notre Règlement Général de Police prévoyait des peines d’emprisonnement ou des amendes aux contrevenants au règlement consacré à la propreté, il était de notoriété publique que le Parquet ne poursuivait pas ceux-ci.
En conséquence, et vu la charge de travail des Parquets et l’encombrement du rôle des Tribunaux, ces incivilités n’étaient rarement, même jamais, sanctionnées.
Le résultat, nous avions bien une réparation au civil mais rien n’est fait au niveau des sanctions.
Le risque de récidive était donc grand. Et il restait comme un sentiment d’impunité dans le chef des contrevenants.
Sans parler de la démotivation des membres de la Police chargés de dresser procès-verbaux sans aucun suite ne leur soient soit apportée.
Maintenant c’est fini on ne passe plus l’éponge : Celui qui pollue paye et repaye !
Nous sommes bien conscients qu’il existera encore des incivilités mais maintenant, dès l’auteur connu, elles ne resteront plus impunies.
Je fais pour cela confiance à Madame Delphine WATTIEZ, Juge administrative, en charge du Bureau des Amendes Administratives de la Province de Namur qui gère déjà les dossiers de 29 autres communes. Namur sera donc la trentième.
Je ne peux que souscrire, Monsieur le Bourgmestre, et j’invite mes collègues à en faire de même à l’adoption de la résolution tel que nous présentée.
Conseil communal du 31 mai 2010 - Point 14 - Adoption du plan vélo
Monsieur le Bourgmestre,
Madame l’Echevine des Vélos,
Soyons conscients, Chers Collègues, que bien que 40% des namurois habitent la vallée, pour les 60% restant la ou les côtes qu’ils doivent franchir sont au moins de l’ordre de 10%.
Le vélo ne sera pas, ne sera jamais, le mode de déplacement utilisé par tous.
Il faut donc réfléchir en sorte de partager la voirie et non d’exclure un mode de déplacement par un autre.
Il existe déjà des malheureux exemples d’infrastructures où la voiture est bannie : la rue Godefroid, le boulevard E Melot et bientôt, je ne l’espère pas, le pont des Ardennes.
Pour ce dernier, le souhait de supprimer la trémie, le by pass, est pour moi, et pour beaucoup d’entres-nous, une erreur.
Ne croyez pas que je rejette globalement le document proposé mais je demande que ses projets inscrits en annexe soient réfléchis dans le but d’adapter au mieux nos infrastructures dans le respect de tous, sans nécessairement chasser l’automobile.
Je donne un autre exemple comme la suppression de parking en faveur d’emplacement de stationnement pour vélos sur la place Saint Aubain.
Par ailleurs, sans fustiger nos amis cyclistes, pouvons-nous leur dire comprendre que certains de leurs comportements sont particulièrement dangereux et ce n’est pas l’adoption de nombreux SUL qui va améliorer les comportements.
Conseil communal du 31 mai 2010 - Point 45.3 Réaction au point déposé par Pierre Yves DUPUIS, Conseiller PS : Christophe BOURDON : mise à l’honneur
Monsieur le Bourgmestre,
Chers collègues du Conseil,
Je suis d’abord satisfait d’avoir appris ce week-end que le Groupe Socialiste n’est pas en accord avec la proposition de notre Collègue DUPUIS.
J’aurais pu comprendre que nous mettions en exergue l’excellence de plusieurs personnalités namuroises mais sans doute pas le lauréat d’un jeu télévisé aussi sympathique qu’il soit.
Bien d’autres namurois d’origines ou de coeurs pourraient aussi recevoir nos hommages et nos félicitations.
Conseil communal du 22 février 2010 - Point 44.- Enseignement et personnel communal de la Ville de Namur : interdiction du port de signes convictionnels
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Chers collègues du Conseil,
Trois propositions de résolutions sont déposées sur les bancs du Conseil de ce soir. Toutes ont pour objet l’interdiction du port ostentatoire de signes convictionnels dans notre administration et dans nos écoles.
Certains vont estimer qu’il existe d’autres urgences politiques que celles de porter une réflexion et un débat sur cette interdiction.
D’autres diront que c’est sacrifier à une mode, surfer sur l’air du temps, flatter les angoisses ou exacerber les différences voire tâter avec la xénophobie ou encore vouloir caresser l’électorat dans le sens du poil.
Pourtant les résultats d’une enquête menée par le Soir et publié ce week-end démontrent que le port de signes religieux dérange à peine 28% de nos concitoyens.
Et ceux qui me connaissent savent que je suis particulièrement attaché à la liberté individuelle, ne joue pas avec la peur des gens ni ne prône un rejet de l’autre.
Pourquoi alors aborder ce sujet ici au sein de notre Conseil et ne pas attendre les résultats des Assises menées au niveau du Fédéral ?
Ne soyons pas dupe, le Mouvement Réformateur qui a mené une vaste réflexion sur l'interculturalisme débouchant sur plusieurs propositions parlementaires qui demandent le bannissement du port ostentatoire de signes convictionnels dans la fonction publique et dans l'enseignement obligatoire afin d’améliorer, ce que nous appelons le «vivre-ensemble», n’a pas été suivi pour des raisons que nous connaissons tous.
A défaut de normes supérieures, il revient donc aux pouvoirs locaux de prendre leurs responsabilités alors que les problématiques de l'intégration et du choix d'un modèle de société reviennent régulièrement dans l'actualité et que de nombreux cénacles appellent à une prise de position le plus rapidement possible.
Soyez rassurés, nous Réformateurs, nous affirmons que les gens ont non seulement le droit d’avoir des convictions propres et de les exprimer, qu’il est même bénéfique pour notre société que les citoyens qui la composent ne pensent pas la même chose uniformément.
Une société faisant confiance à la liberté de pensée, d’expression, de création est plus bénéfique pour tous. La diversité d’opinions permet la richesse du débat et la confrontation positive des idées.
Le droit d’avoir des convictions religieuses, philosophiques, culturelles, politiques est un droit essentiel, laissé au libre choix de chacune et de chacun.
Mais c’est l’impartialité de l’autorité publique qui permet, dans une société composée d’individus libres et différents, la cohabitation harmonieuse de convictions distinctes.
Cette autorité publique se retrouve au niveau communal au sein de notre administration et de nos écoles.
Certains pensent également qu’à Namur, contrairement à d’autres entités en Wallonie et à Bruxelles, il n’y a pas de raison particulière de nous préoccuper de cet aspect des choses.
Pourtant Namur n’est pas une île !
Pour préparer les textes qui vous sont soumis ce soir, j’ai rencontré différents responsables de nos services en charge du personnel.
Plusieurs ont estimé qu’il était nécessaire de légiférer en la matière.
En effet par exemple, lors d’une épreuve de recrutement organisée dernièrement, une jeune personne munie d’un foulard a refusé de le retirer si elle était engagée.
Sachez donc Chers Collègues, qu’il n’existe aucune disposition dans le statut du personnel communal interdisant à un agent de porter un signe convictionnel quel qu’il soit.
Il y a bien un principe de bonne administration qui prévoit la neutralité de nos administrations mais celui-ci n’a jamais été formalisé dans un texte en dehors des structures fédérales.
Ma première résolution propose une modification du statut administratif applicable aux agents statutaires et particulièrement son article 18 et par corollaire la modification des règles applicables aux contractuels.
Le personnel communal qui exerce une mission de service public doit la remplir avec neutralité et dans le respect des valeurs fondamentales de notre société.
C’est en vertu du principe d’impartialité que l’administré doit pouvoir considérer que ses droits et obligations ne seront pas conditionnés ou influencés par ses propres affinités culturelles et philosophiques, ou par celle de son correspondant au sein de l’administration.
Dès lors toute personne qui participe à l’exercice de l’administration doit refléter cette neutralité dans son attitude, son comportement ainsi que ses vêtements.
Les agents traitent les usagers de leur service sans aucune discrimination et leur garantissent l’égalité de traitement sans distinction fondée notamment sur la nationalité, le sexe, l’origine sociale ou ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle.
Pour respecter ces valeurs, l’égalité de traitement justifie l’abstention de porter ou d’afficher des signes distinctifs convictionnels manifestant des convictions culturelles, religieuses, philosophiques ou politiques.
Nous pouvons considérer que par signe convictionnel, on entend tout vêtement ou accessoire exprimant une conviction ou une identité politique, philosophique ou religieuse.
Tous signes ? Dans l’absolu, oui.
Mais soyons raisonnables. Nous évoquons des signes convictionnels ostentatoires.
Jamais, je ne remettrai en cause, la croix offerte par Tante Sidonie lors de la communion ou une Etoile de David, une main de Fatima portées en sautoir.
Ni même, le Triangle Rouge des Territoires de la Mémoire, les rubans rouge ou blanc ou encore le coq bariolé édité à l’occasion de la lutte contre l’Homophobie. Ceux-ci sont souvent promus et soutenus par les Pouvoirs publics.
Il y aura lieu toutefois d’être prudents et conscientiser le personnel que, quelle que soit sa fonction ou sa place dans l’administration, il doit garder en tout temps la confiance du citoyen.
Je propose donc de compléter l’article 18 du titre II relatif aux droits et devoirs des agents communaux et par corollaire les règles générales administratives applicables aux contractuels de la Ville de Namur, par le paragraphe suivant :
Le personnel communal qui exerce une mission de service public doit la remplir avec neutralité et dans le respect des valeurs fondamentales de notre société.
Parmi ces valeurs, l’égalité de traitement justifie l’abstention de porter ou d’afficher des signes distinctifs convictionnels manifestant des convictions culturelles, religieuses, philosophiques ou politiques.
La deuxième résolution proposée est relative à l’interdiction du port de signes convictionnels par le personnel de l’enseignement communal de la Ville de Namur.
Les dispositions du décret de la Communauté française du 17 décembre 2003 organisant la neutralité inhérente à l’enseignement officiel subventionné et portant diverses mesures en matière d’enseignement préconisent en son article 5 la neutralité du personnel enseignant.
Afin d’éviter toutes polémiques pouvant naître d’attitudes contraires à cette législation, il y a lieu que le pouvoir organisateur de la Ville de Namur prenne des dispositions interdisant le port de signes distinctifs convictionnels manifestant des convictions culturelles, religieuses, philosophiques ou politiques.
On considère également que par signe convictionnel, on entend tout vêtement ou accessoire exprimant une conviction ou une identité politique, philosophique ou religieuse;
En l’absence de règlement propre au personnel enseignant des établissements communaux d’enseignement primaire, secondaire, de promotion sociale et artistiques de la Ville de Namur je propose que soit pris un règlement avec un article unique libellé comme suit :
Dans leurs fonctions d’enseignement, il est interdit au personnel enseignant et auxiliaire d'enseignement de la Ville de Namur de porter ou d’afficher des signes distinctifs convictionnels manifestant des convictions culturelles, religieuses, philosophiques ou politiques.
Dans mes projets de résolution, je n’évoque pas le personnel de police qu’il soit du cadre opérationnel ou logistique.
En effet, le Code de déontologie d’application dans les services de police et particulièrement les articles 22, 24 et 25 du titre C intitulé « Valeurs fondamentales et impartialité » semblent couvrir les obligations en la matière.
Je demande toutefois, à Monsieur le Bourgmestre et à Monsieur le Chef de Corps d’être particulièrement attentif à toutes situations pouvant faire naître auprès du citoyens et ou des collègues de travail un sentiment d’inégalité de traitement ou une présomption d’impartialité.
Chers Collègues,
Malgré que le législateur communal ait l’autonomie de fixer ses propres règles et règlements, ces différentes propositions devront être soumises au préalable aux organisations syndicales à travers les comités de concertation pour le personnel administratif et paritaire local pour l’Enseignement.
Après avis, il nous seront à nouveau soumis pour approbation définitive.
Ma dernière proposition à vous soumettre, n’est pas des moindres, il s’agit de décider de l’Interdiction des signes convictionnels dans l’enseignement de la Ville de Namur
Jusqu’ici, c’est le dialogue et la communication qui ont permis de désamorcer les situations où des jeunes filles se sont présentées voilées aux portes de nos établissements.
Pourtant, la Commission composées des Directeurs de nos écoles a demandé une révision du cadre réglementaire pour le rendre plus explicite et interdire spécifiquement le port ostentatoire de signes religieux.
L’article 4 du décret de la Communauté française du 17 décembre 2003 organisant la neutralité inhérente à l’enseignement officiel subventionné affirme le principe de la liberté de manifester sa religion ou ses convictions à condition que soient sauvegardés les droits de l’homme, la réputation d’autrui, la sécurité nationale, l’ordre public, la santé et la moralité publique.
Dès lors, les convictions religieuses ou philosophiques peuvent s’exprimer à l’école moyennant le respect d’autrui et le refus du prosélytisme et la propagande.
Toutefois, lorsque la manifestation de l’appartenance religieuse ou philosophique implique le port de signes ou d’attributs vestimentaires, il demeure possible de préciser que le port de ces insignes n’est pas autorisé que ce soit pour des raisons fonctionnelles ou réglementaires.
L'école est un lieu d'émancipation et doit être passeuse de valeurs, ce faisant, elle doit favoriser la rencontre entre les élèves par delà leurs sensibilités culturelles, religieuses ou politiques.
Le port ostentatoire de signes convictionnels est de nature, au contraire, à favoriser le cloisonnement des élèves et leur perception mutuelle par le prisme de leurs différences. Ils peuvent également manifester une démarche prosélyte.
Il y a lieu en conséquence d’en interdire le port de ceux-ci et ce conformément à la législation.
Quand nous parlons signes convictionnels, beaucoup malheureusement évoquent principalement et uniquement le voile.
Le port du voile se prête aux analyses les plus diverses. Il apparaît qu'il revêt plusieurs significations et répond à des motivations multiples.
Pour d'aucuns, il est un signe d'appartenance culturelle, alors que pour d'autres il présente une signification religieuse. Pour certains encore, il est un signe de ralliement politique et idéologique.
Comme toutes adolescentes, certaines usent et abusent de ce signe afin de se singulariser comme d’autres l’ont fait contre l’usage de l’uniforme, pour le port du jeans à l’école, la mini jupe, le maquillage ou que sais-je. Parlez-en aux directions des écoles, ils auront de nombreux exemples à vous donner.
Les jeunes filles et les jeunes femmes peuvent le porter volontairement ou non. Certaines sont conscientes de l'ensemble des connotations et valeurs véhiculées par le port du voile, d'autres non.
L'observation permet cependant de dégager deux constats.
Tout d'abord, le port du voile n'est pas toujours délibéré et conscient : il peut s'expliquer par la pression du milieu social, de même qu'il répond parfois à une certaine forme de conditionnement social acquis durant l'enfance.
Ensuite, il apparaît que le port du voile peut symboliser la soumission de la femme à l'homme, dans une conception réductrice de la religion musulmane. Il signifie alors une régression par rapport au combat mené par tant de femmes et d’hommes pour l’égalité des sexes.
L'Ecole, en tant que lieu d'émancipation et passeuse de valeurs essentielles, ne peut en aucune façon laisser accréditer ces conceptions en violation des droits fondamentaux.
Pour les mêmes raisons, l'enceinte de l'école ne peut davantage tolérer l'instrumentalisation de jeunes filles, voire l'utilisation de la force ou de la menace pour leur imposer le port du voile.
En conséquence, je propose que le Conseil communal demande au Collège de prendre les mesures pour que les élèves des établissements scolaires communaux s'abstiennent du port ostentatoire de signes convictionnels à l'école, durant toutes activités parascolaires, durant les stages et durant tout le temps consacrés aux apprentissages, à partir de la rentrée scolaire 2010-2011.
Je vous remercie pour votre attention et votre écoute.
Conseil communal du 18 janvier 2010 - Point 28 – Règlement communal d'urbanisme partiel sur les biens mosans : adoption provisoire
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Chers Collègues,
Le Groupe MR prend acte du projet de règlement communal d’urbanisme sur les biens mosans tel que présenté et souscrit à son adoption provisoire permettant à ce projet d’être mis à enquête publique.
C’est à l’issue de celle-ci que notre groupe se prononcera sur son adoption définitive en regard des différentes interventions et remarques de nos concitoyens.
Je suis toutefois déçu que ce dossier dans sa finalité n’ait fait l’objet que d’une présentation relativement succincte en Commission de l’Urbanisme et que nous n’ayons reçu aucune information préalable sur les biens affectés par ce projet et ce malgré mes nombreuses demandes.
Voilà certes un projet qui pourrait rencontrer l’aval d’une majorité des membres du Conseil mais qui, en raison sa présentation, ne rencontre que méfiance et suspicion.
Le Groupe MR se veut vigilant quant à la sauvegarde de notre « littoral » mosan mais également de la liberté de nos habitants et propriétaires à disposer de leurs biens comme du développement harmonieux de notre cité.
Par ailleurs, je suis d’avis, Monsieur le Bourgmestre, comme cela a été signalé lors de la Commission de l’Urbanisme, que l’enquête et la réunion d’information ne soient pas tenues durant les congés de février.
Pouvez-vous demander à nos services d’adapter en conséquence le calendrier de l’organisation de cette enquête ?
Je vous en remercie.
Editorial de naMuR décembre 2009 – revue interne au MR de Namur
Non du MR au port ostentatoire de signes convictionnels - religieux, politiques, philosophiques dans les écoles ou à l’administration communale
A l’issue d'une vaste réflexion sur l'interculturalisme menée par le MR et débouchant sur plusieurs propositions pour améliorer le «vivre-ensemble», les Parlementaires du Mouvement Réformateur ont saisi toutes les assemblées parlementaires de textes dans lesquels ils demandent que le port ostentatoire de signes convictionnels - religieux, politiques, philosophiques soient à l'avenir bannis dans la fonction publique et dans l'enseignement obligatoire.
Une proposition de loi déposée au Sénat propose également d’interdire de se présenter le visage masqué ou dissimulé dans les espaces publics, sous peine d'une amende ou d'un emprisonnement, sauf exception autorisée par la commune.
Ces textes et propositions demandaient également l'instauration d'un cours de philosophie dans l'enseignement secondaire et veulent rendre obligatoires des cours communs aux élèves qui suivent des cours de religion ou de morale.
Malheureusement et pour diverses raisons comme celles du « politiquement correct » ou pour des calculs électoralistes, les partis de la majorité à la Communauté et à la Région ont préféré « encommissionner » ces propositions arguant de la mise en place des Assises de l'interculturalité.
Le MR a pourtant les plus grandes craintes de ces assises qu'il craint de voir se résumer à un cénacle infructueux.
Il est en effet temps de prendre ses responsabilités alors que les problématiques de l'intégration et du choix d'un modèle de société reviennent régulièrement dans l'actualité, à travers différents sujets comme le port du voile à l'école, le statut de la femme dans certaines communautés, l'intimidation d'habitants ou les violences dans les quartiers en difficulté.
S’il n’est possible d’agir aux niveaux régional et de la Communauté, j’ai souhaité, à l’instar de mon Collègue Olivier Chastel, Chef de Groupe à Charleroi, déposer une série de propositions adaptant les règlements communaux et relatifs au personnel communal et au fonctionnement de nos écoles.
Trop longtemps, le débat a été enfoui dans les oubliettes de diverses commissions. Trop souvent d'aucuns ont vilipendé, au nom du politiquement correct, celles et ceux qui doutaient de la pertinence des politiques d'intégration menées jusqu'alors.
Le MR pense, au contraire, que le politique doit poser un choix clair quant au modèle de société. C'est ce que les Réformateurs s'engagent à faire à Namur aussi.
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Intervention lors de l’approbation du budget 2010 - Conseil communal du 14 décembre 2009
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Membres du Collège communal,
Chers Collègues,
Comme de coutume, il me revient de terminer les prises de parole des Chefs de groupe.
En conséquence, je ne souhaite pas reprendre les même propos que mes collègues mais toutefois de mettre de exergue quelques éléments.
Le Groupe MR est particulièrement fier de son Echevine des Finances qui nous présente à nouveau un budget en équilibre au global et de plus, une première depuis quelques années, en décembre.
Ces deux éléments n’auraient rien d’extraordinaire et devraient être d’une annuité de bon aloi si on ignorait les trésors d’ingéniosité, la patience et le travail effectué par Anne et l’ensemble des services pour atteindre ces résultats.
L’équilibre est donc atteint, comme l’année passée, par un prélèvement contrôlé de 3.360.000 euros sur le fonds de réserve ordinaire constitué à cet effet en 2008 sur base du prêt exceptionnel de 23 millions nous octroyé.
Plus d’un voudraient que nous dilapidions ce bas de laine. Mais ce ne serait que danger pour les années futures.
Comme l’a rappelé Anne Barzin, ce budget ne s’inscrit pas dans la continuité des budgets précédents mais est le fruit des diverses mesures prises dès 2007, comme la réforme nécessaire des régies et le travail effectué sur la gestion de la dette.
Mais notre budget est encore, et de trop, soumis à des décisions exogènes comme l’augmentation des coûts, la perte de différents dividendes dont principalement celles du secteur de l’énergie.
Toutefois, si nous contrôlons les dépenses, nos recettes sont mises à mal.
Mais nous devons faire face à ces différentes tempêtes.
Certains présentent notre majorité comme un bateau.
Permettez-moi alors d’user et d’abuser de cette métaphore.
Si l'initiative doit venir du poste de commandement, quand le grain se lève et la tempête nous menace, c’est de la salle des machines, que vient la force et l’impulsion nécessaire pour faire avancer le navire.
Les rôles de machiniste et d’intendant ne sont pas les plus glorieux, contrairement à celui d’adjoint au Capitaine ou de Lieutenant de pont. Mais bien plus essentiel.
A eux pourtant les fleurs et la célébrité, mais aussi parfois la mitraille, celle qui glorifie et apporte la renommée.
Je rappelle toutefois Capitaine, qu’il est de bon ton pour les lieutenants de mettre également les mains dans le cambouis et mesurer à l’aune des recommandations du machiniste les possibilités du vaisseau.
Je garde néanmoins confiance, Capitaine, bien que notre équipage et les passagers n’aient pas toujours le moral. Mais les mutineries sont rares et circonscrites.
Et bien que notre escadre est et reste la mal-aimée de l’Amirauté wallonne, contrairement à la Carolo et la Liégeoise, nous espérons arriver à bon port à l’issue de cette campagne.
Notre vaisseau n’est pas le Titanic, il ressemble parfois à l’Arche de Noé, mais celle-ci contrairement au premier est arrivé à bon port.
Pour terminer et pour l’anecdote, je remercie les services de nous signaler où télécharger, sur recommandation de la Région, la circulaire budgétaire du 23 octobre pour le budget 2010. Il est vrai qu’en effet reproduire à autant d’exemplaires que de Conseillers les 98 pages de celle-ci aurait été un gaspillage.
Mais une adresse simplifiée aurait été de bon ton. Jugez du peu :
http://pouvoirslocaux.wallonie.be/jahia/webdav/site/dgpl/shared/Circulaires/Finances_communales/20091023-circ-budg-2010-com-cpas.pdf
Bon, il est vrai que le portail des Pouvoirs locaux a un lien direct.
Et je rassure nos amis du service des Finances. Ceux qui souhaitent vraiment prendre connaissance de cette circulaire n’ont aucun problème pour trouver celle-ci.
Voici par l’exemple et il est possible d’en trouver d’autres, de la nécessité d’augmenter la qualité de la communication entre l’institution communale et ses élus.
Ne peut-on, à l’instar d’autres pouvoirs locaux, instaurer un intranet pour les Conseillers, reprenant les diverses informations et données, répertoire téléphonique et organigramme des services, dates et heures des réunions de commissions, procès verbaux de celles-ci, du Conseil et du Collège ?
Autre avantage souhaité est la possibilité pour l’ensemble des Conseillers de prendre connaissance des projets de résolutions inscrits à la séance du Conseil. Chose qu’il n’est possible que par l’obligation pour les Conseillers de se rendre à l’Hôtel de Ville.
Sans déroger à l’obligation de prendre possession du budget des voies et moyens, sa mise en ligne peut également faciliter sa consultation et son exploitation.
Un premier pas pour cette simplification des procédures avait été réalisé sous la précédente législature par l’informatisation des Conseillers.
Ce n’est plus cela qui est demandé à ce jour, rare sont effet les membres de cette assemblée ne disposant pas d’un ordinateur personnel.
Pouvez-vous, Monsieur le Bourgmestre, sous l’égide de Monsieur le Secrétaire, étudier la possibilité de mettre en place un intranet de la sorte ?
Je suis partant pour vous apporter ma contribution et vous exposer les souhaits de beaucoup d’entre nous.
Pour finir et en toute dernière conclusion, je vous invite avec le Groupe MR à approuver sans réserve le projet de budget 2010.
Je vous en remercie.
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Namur vous fait son cinéma 4ième - Cinéma Caméo 2 – le 11 décembre 2009
Très Chers Amis, Très Chères Amies, En vos grades, titres et surtout qualités,
Namur aime le cinéma, le cinéma aime Namur. C’est par cette phrase que je vous accueille pour la quatrième fois à cette soirée cinématographique consacrée aux courts métrages réalisés, produits, interprétés par des namurois ou encore tournés à Namur.
C’est effectivement indéniable, Namur et le cinéma, c’est une histoire d’amour et qui dure déjà depuis quelques années : Média 10/10 à été créé en 1972, l’année prochaine nous fêterons les 25 ans du FIFF, le Festival du Film Nature Namur en sera à sa 16ième édition.
Au fil du temps qui s’est écoulé depuis les débuts de Média, Namur s’est découvert un goût avéré pour le cinéma et votre (trop) nombreuse présence est le signe d’un intérêt pour le 7ième art namurois.
Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que ces manifestations apportent en renom pour notre ville, notre région.
Comme on dit «on va à Canne», «on va à la Nostra», les cinéastes francophones disent «on va à Namur».
La plupart des réalisateurs connus et reconnus en Belgique, sont venus se frotter au jury de Média 10/10.
Pareil pour les amoureux de la nature et les spécialistes animaliers : Namur, ils ne la connaissent parfois que grâce à son Festival du Film Nature.
Outre le renom d’une ville et d’une capitale, ainsi que l’indéniable apport culturel, ces événements créent de la richesse, favorisent nos commerces et le secteur HoReCa.
Le cinéma peut-être également pourvoyeur d’emploi, nos gouvernants, ne se sont pas trompés en développant au fédéral un incitant fiscal la taxe shelter et au niveau régional des bureaux d’accueil de tournage.
A ce sujet on peut se réjouir que la Province de Namur c’est associée avec CLAP Liège, regroupant les Provinces de Liège et du Luxembourg, pour ouvrir une antenne à la Maison de la Culture.
Mais le cinéma ce ne sont pas que les festivals, ce sont aussi les toiles comme celles du Caméo 2 et ici je peux vous dire que nos espoirs sont rencontrés.
Quelques chiffres pour illustrer cela : en 2007, entre le 22 août, date d’ouverture et la fin de l’année, nous avons accueillis 15.423 spectateurs, 54.772 en 2008 et pour 2009 déjà 55.883 a dater de ce mercredi. Nous avons le fol espoir d’atteindre les 60.000 spectateurs et nous comptons sur vous.
Dans l’attente de futurs travaux dans ce bâtiment, l’Asbl les 400 COUPS, qui gère ce complexe cinématographique, garde en « réserve » la salle du Forum à Salzinnes où sont toujours organisés des séances scolaires ou des soirées thématiques.
Je suis confiant sur le devenir de notre cinéma pas comme les autres. En effets, nous répondons a une réelle demande des cinéphiles, non satisfaits par le téléchargement et les DVD, grâce à un choix de programmation pertinent et ouvert à différents publics.
Je pense qu’il faut saluer et féliciter l’équipe des 400 coups dirigée par Laurence Hottard.
En ma qualité de Président de GAU, Groupement des Acteurs Urbains et gestionnaire du centre ville, je ne peux que me réjouir que l’implantation ou la réouverture de petits complexes multisalles dédiés au cinéma d’auteur dans le centre des villes est une tendance générale en Europe, notamment pour leur rôle dans l’animation des quartiers.
Ce rôle peut encore se renforcer si ces salles apportent une plus-value en termes d’animations et de rencontres cinématographiques ou d’accueil de festivals par exemple.
Ce sont les buts du futur pôle à l’image qui s’établira ici après une série de travaux de rénovation qui seront engagés, selon toute vraisemblance, à la fin du mois d’octobre 2010.
En conclusion, j’ai évoqué que Namur aimait le cinéma et que les namurois y étaient sensibles.
Mais je pense que nous devons aller plus loin, si nous désirons développer cette thématique riche en apport culturel, en animation et, osons le dire, en développement économique pour notre ville.
Permettez-moi de vous lancer en vrac quelques idées : pourquoi ne pas organiser durant les mois d’été (les 3 festivals évoqués ont lieu le dernier trimestre), des projections en plein air sur nos places ou sur le grognon, faire un drive in movies sur l’esplanade de la citadelle, lancer avec différents acteurs culturels une thématique récurrente sur le cinéma par des expositions, des colloques, pourquoi ne organiser un festival de musique de film (suggestion de Nicolas Tirtiaux) ou encore éditer pour notre plaisir ou comme carte de visite du namurois un DVD de nos réalisateurs, …
A nous de nous retrousser les manches si nous voulons devenir des acteurs.
Je vous remercie de votre attention et CLAP 1ière :
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Conseil communal du 16 novembre 2009 - Point 9.2 – Associations : comptes 2008 et contrôles de subvention
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Chers Collègues,
Avant de me retirer pour la prise de décision, permettez-moi Monsieur le Bourgmestre, Chers Collègues de profiter du point concernant la justification de la subvention de la Ville de Namur à l’asbl Canal C, notre télévision communautaire.
Plusieurs élus de la Province de Namur :
Maxime PREVOT, Olivier NYSSEN, Stéphane LASSEAUX pour le CDH, Philippe MAHOUX, Marc PREYAT pour le PS, Philippe SOUTMANS pour Ecolo, Dominique VAN ROY et moi-même pour le MR siégeons en qualité d’administrateur de Canal C.
Ces mandats prendront fin dans quelques semaines.
En effet, le Gouvernement de la Communauté française souhaite, afin d’assurer une plus grande indépendance rédactionnelle au sein des télévisions locales, prévoir une série d’incompatibilité visant à empêcher tout conflit d’intérêts pour les administrateurs des télévisions locales et notamment l’impossibilité pour tout élu de siéger au sein des conseils d’administration.
Un projet de décret en ce sens va être prochainement débattu au Parlement.
Il s’agit pour moi d’une mesure qui jette inutilement la suspicion sur l’honnêteté des mandataires publics puisqu’il sous-entend que ces mandataires exercent des pressions sur la rédaction des dites télévisions locales.
De plus, cela va à l’encontre de notre sujet de ce soir, puisque la participation des mandataires publics à la gestion des télévisions communautaires a une logique s’agissant de contrôler et de veiller au bon usage des fonds publics provenant notamment de notre commune.
Par ailleurs, l’objectif poursuivi de dépolitisation est un véritable leurre.
Le projet de décret prévoit de remplacer les mandataires publics sans préjudices « des autres personnes visées à l’article 1er du décret du 5 avril 1993 », c’est à dire « les membres d’un cabinet d’un ministre ou d’un secrétaire d’Etat, d’un gouvernement ou d’un Exécutif national, communautaire, régional, d’un cabinet de bourgmestre ou d’échevin ou d’un député permanent ».
C’est à dire des proches, créatures ou apparatchiks nullement éloignées du monde politique.
L’autre moitié des Conseils d’administration, pour Canal C la proportion est de 60%, sont des représentants d’associations diverses très peu éloignées également du monde politique comme les organisations syndicales, le MOC ou autres.
Je ne défends pas mon mandat pour des questions vénales, il est exercé à titre gratuit, mais simplement dans un souci de cohérence et d’équité.
Les élus doivent-ils porter un signe d’infamie ?
N’existent-ils pas des instances comme le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ou des structures internes comme les sociétés des journalistes pour répondre à toutes dérives ?
Cette stigmatisation des élus politiques est devenue insupportable.
Mes propos n’engagent que moi, Monsieur le Bourgmestre, mais je profite de cette tribune pour rendre attentif à ce sujet les membres de l’assemblée et particulièrement nos élus du Parlement de la Communauté.
Je vous remercie de votre attention.
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Conseil communal du 19 octobre 2009 - Point 55 - Schéma directeur d’aménagement durable de Bomel/St Servais
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Chers Collègues,
Ce n’est pas sans certain plaisir que je peux vous annoncer M le Bourgmestre que le Groupe MR marque son accord sans réserve, enfin presque, du projet de schéma directeur durable de Bomel-Saint Servais.
La petite réserve étant le fait que nous serons particulièrement attentifs à la rédaction finale du document devant être complété des différentes annexes jointes à la délibération nous proposée.
Mais ceci n’est qu’un détail.
Lors des différents débats ayant émanés nos réunions de commission et entre le projet initial qui nous avait été proposé il y a près d’un an, beaucoup d’eau ont coulé sous les voûtes de l’Houyoux.
C’est à l’occasion de celles-ci que nous avons appris un mot à faire peur aux enfants : la « gentrification », phénomène urbanistique et sociologique que chacun se devait de combattre.
A ce terme bien en vogue et chargé d’une connotation négative, je préfère le terme « embourgeoisement ».
Voilà un autre mot qui doit en faire frémir certains.
Et pourtant, ne souhaitons nous pas le meilleur pour nos concitoyens de Bomel et de Saint Servais, ceux-de «derrière la gare» ou pire encore «ceux de l’autre coté de la prison».
Sachant l’importante que peut avoir la Ville comme garant d’une mixité sociale, nous ne devons pas avoir peur, Chers Collègues, d’embourgeoiser nos quartiers.
Renouer avec la classe moyenne et développer son établissement dans ceux-ci n’est ni une tare ni une infamie.
Rappelez-vous Monsieur le Bourgmestre et je prends également comme témoin Jean-Louis et Arnaud, lors des débats électoraux, le ras le bol des habitants du quartier et leurs interpellations sur l’importance de la concentration des outils sociaux.
Leur envie d’être enfin connecté au reste de la corbeille autrement par un souterrain malodorant, deux ponts à forte densité de circulation ou bien encore une passerelle peu pratique.
Ils nous avaient également fait part de leur sentiment d’abandon et d’être les oubliés de la Ville de Namur.
Nous ne pouvons que nous féliciter que la Ville de Namur s’implique désormais dans le devenir des quartiers de Bomel et du bas de Saint-Servais à travers ce schéma directeur où autorités publiques, (la Ville, le CPAS, la Régie foncière, la Joie du Foyer) et promoteurs privés peuvent dialoguer pour redonner des couleurs, une vie à ces quartiers.
Ce schéma directeur comporte, certes quelques projets teintés d’utopie mais il est bien plus pragmatique qu’un autre projet de schéma qui nous avait été proposé par ailleurs.
C’est ici que je remercie sincèrement notre Echevin de l’Urbanisme d’avoir écouté les différents partenaires au développement de notre Ville.
Il comporte toutefois quelques inconnue qui mérite le débat comme par exemple le devenir de l’abattoir, la faisabilité et la pertinence d’ouvrir le Houyoux, les conséquences de créer un habitat ouvert uniquement sur le Ravel, …
Mais comme l’a rappelé notre Echevin ce schéma n’est pas un programme à appliquer mais un document d’orientation.
Nous resterons donc particulièrement vigilants au devenir, au suivi et à l’application de celui-ci dans le comité de pilotage encore à créer ainsi que dans les différentes instances, comme la CCATM, où le MR est représentés.
Je vous remercie de votre attention.
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Noces d’Or de M et Mme ROSSEL – Cognelée le 19 juillet 2009
Monsieur Cédric Legros, Président
Monsieur Denis Artoisenet, vice Président
Mademoiselle Julie Melon, Secrétaire,
Monsieur Olivier Simon, Trésorier
ainsi que les membres du Comité de la Jeunesse de Cognelée,
Mesdames,
Messieurs,
Chers Amis,
Chères Amies,
Très chers Jubilaires de Cognelée,
Je suis ravi que mes fonctions de Conseiller Communal m'offrent le privilège de me trouver parmi vous pour fêter nos jubilaires, Monsieur et Madame ROSSEEL à l'occasion de leurs 50 ans de mariage, un événement exceptionnel auquel seul l’or peut donner tout l'éclat qu'il mérite.
Quelles que soient les constatations que l'on puisse faire sur l'indéniable allongement de l'espérance de vie, il ne convient en aucun cas de banaliser une telle performance amoureuse, une telle complicité matrimoniale tout à fait extraordinaire.
Atteindre un tel seuil de complicité conjugale ne relève en aucun cas du banal, mais tout au contraire, il est le fruit d'une vie hors du commun.
Songez, très chers jubilaires, que vous vous êtes promis de vous aimer pour la vie, il y a un demi-siècle, mais pour vous, c'était juste hier.
Beaucoup d'événements se sont déroulés depuis le 20 juin 1959 date de votre mariage, mais pour vous, chers amis, tout ce temps a défilé, sans même que vous vous en rendiez réellement compte.
Seuls, quelques petites rides, cheveux blancs, apparus au fil des ans, symboles d'une indéniable sagesse que les plus jeunes d'entre nous envient.
Aussi, pour vous fêter dignement, un seul métal au monde se révèle approprié, il s'agit bien évidemment de l'or, dont nous vous couvrirons symboliquement.
Avec votre bienveillante permission, je souhaiterais effectuer un retour au passé de plus de 50 ans et revenir sur votre rencontre.
C’est en 1956, à la soirée de la kermesse de Leuze-Longchamps du 2ème week-end de septembre que vous vous rencontrez.
D’où l’importance de perpétuer ces évènements comme celui qui nous rassemble ce week-end à Cognelée.
Ce n’est pas parce que l’on se connaît de vue depuis toujours que l’on va nécessairement convoler en juste noces et pourtant c’est votre cas. Micheline travaillait chez un boucher à Leuze-Longchamps et Gérard la voyait passer lorsqu’il était dans la cour de l’école.
1959, il y a 50 ans. C’est déjà loin et pourtant, malgré l’accélération de notre monde, quelques événements nous semblent fort proches. Permettez-moi de vous les rappeler :
_ en janvier ’59, Castro accède au pouvoir à Cuba, il y est toujours un peu présent
_ et les tibétains se révoltent pour la première fois
_ nous perdons deux grandes âmes, l’une de l’écriture et de la chanson en juin, Boris Vian et l’autre du Cinéma en novembre, Gérard Philippe
_ le célèbre pont de Tancarville est inauguré en novembre
_ un autre mariage plus people : Brigitte Bardot devient Mme Charrier, il faut dire qu’elle s’était déjà marié une première fois avec Roger Vadim, et qu’elle se mariera encore deux fois avec Gunter Sachs et Bernard d’Ormale. (Elle n’a pas votre persévérance Madame),
_pourtant Brel enregistre « Ne me quitte pas »
_ plus joyeux et toujours présent, apparait dans les colonnes du journal Pilote, Astérix le Gaulois,
_ Grâce à la sonde Luna 3, pour la première fois nous voyons des images de la face cachée de la Lune. 10 ans plus tard, dans quelques jours l’homme y marchera.
Mais j’arrête ma machine à remonter le temps, 1959, restera surtout et éternellement VOTRE année, celle de votre mariage.
Monsieur ROSSEEL, Cher Gérard, dès 1954, vous travaillerez comme plafonneur dans l’entreprise de votre père.
En 1959, vous effectuerez votre service militaire à la caserne Marie-Henriette, au Génie.
Au décès de votre père, vous reprendrez l’entreprise familiale avec votre frère jusqu’en 1966.
Vous poursuivrez votre carrière professionnelle jusqu’en 1981 au BMR, Béton Manufactury Rhodius comme réparateur à Cognelée.
De 1981 à 1996, vous travaillerez comme maçon chez Paris de Branchon, entrepreneur en construction et vous prendrez votre prépension en 1996.
Madame MASSART, Chère Micheline, après avoir travaillé quelques années à la boucherie, vous resterez avec votre maman qui avait des problèmes de santé, puisque vous étiez l’aînée de 4 filles.
Après votre mariage, vous exercerez le beau métier de femme au foyer. Vous y élèverez des neveux, nièces et enfants d’amis parce que vous avez le souci des autres.
Gérard, le ballon rond a toujours été votre passion. Vous avez passé 22 ans au Club de Football de Leuze-Longchamps. La balle-pelote n’a pas de secret non plus pour vous, vous avez pratiqué ce sport durant 15 ans à Cognelée.
Aujourd’hui, c’est la pêche en Meuse que vous affectionnez.
Vous aimez également la musique et jouez du trombone à coulisse à la fanfare Royale St-Martin de Leuze depuis 55 ans car vous avez suivi des cours à l’académie et ensuite privés.
Micheline, vous avez la main verte et les parterres de fleurs foisonnent chez vous. Le jardinage aussi requiert toute votre attention. Vous pouvez ainsi cuisiner les meilleurs plats pour votre époux.
Votre maison retentit du chant de tous les oiseaux de votre volière : 40 mandarins mais aussi des perruches, des canaris.
Vous ne pouvez commencer la journée sans vous intéresser au monde qui nous entoure et tous les jours vous lisez la presse.
Ensemble,vous avez partagé les activités de Gérard et lorsque celui-ci répète le vendredi avec la fanfare, vous Micheline, vous vous occupez du bar.
Chers Jubilaires, je suis fier de mettre à l'honneur les couples tels que les vôtres dont les existences revêtent une indéniable valeur d'exemple et dont toutes les générations devraient continuer à s'inspirer.
Au nom de Monsieur Bernard DUCOFFRE, Echevin Officier d’Etat Civil, de Monsieur le Bourgmestre Jacques ETIENNE, de l’ensemble des Membres du Collège et du Conseil Communal de la Ville de Namur présents et excusés et bien sur en mon nom personnel, je vous souhaite un très heureux anniversaire de mariage et vous offre, en souvenir de cette journée mémorable, le diplôme de circonstance, ce bouquet de fleurs ainsi que le message royal à votre adresse.
Bonne kermesse à tous et je nous souhaite de nous retrouver dans 50 ans pour fêter les jubilaires qui se rencontrerons ce week-end !
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Conseil communal du 18 mai 2009 - Point 4 – groupe politique information
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Chers Collègues,
Certains attendent des attaques en règle, que l’on sonne l’hallali. Il n’en est pas question.
En cette période de tumultes électoraux, il faut raison garder et il est plus important de répondre d’abord aux besoins de nos concitoyens namurois que de s’enfermer dans de vaines polémiques.
En conséquence, le Groupe MR prend acte de la volonté d’un de ses membres de siéger en qualité d’indépendant au sein de notre assemblée jusqu’au terme de la législature.
Nous regrettons cette décision mais nous estimons que cela n’est pas un fait majeur et est donc un non-événement.
Nous devons dépasser les antagonistes, les états d’âme, les velléités centrifuges pour garder, en notre institution communale ainsi qu’aux hommes et femmes qui la dirigent, la confiance de nos concitoyens.
Je vous remercie.
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Conseil communal du 27 avril 2009 - Point 35 – Schéma directeur d’aménagement durable du Sud-Est de l’agglomération - approbation
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Chers Collègues,
En voilà un beau dossier, avec ses rebondissements, ses coups de gueules, ses anathèmes.
Certains diront tous cela pour ça !
Oui, peut être mais quel travail de démocratie et de participation.
Une révolution culturelle pour certains, une leçon de démocratie pour d’autres.
Parce que le schéma directeur n’existant pas dans l’arsenal réglementaire et qu’aucune procédure n’existe que celle qui serait décidée par le Conseil communal, le MR est heureux d’avoir contribué au débat en proposant lors du Conseil du 26 mai 2008, la tenue d’une enquête publique sur ce projet de schéma directeur d’aménagement durable du sud-est de l’agglomération de Namur.
A cette époque, le MR de Namur avait également et à son initiative, organisé une rencontre citoyenne sur cet important sujet et avait, sur cette base et dans ce cadre, introduit, durant la période d’enquête, une note de synthèse reprenant une série d’éléments dont il convenait de tenir compte.
Nous souhaitions alors lever toutes ambiguïtés sur notre démarche et si nous avons invité les citoyens concernés ce n’était pas pour les convaincre de la pertinence de ce projet ou sur sa futilité.
Chacun d’entre-nous est convaincu qu’il y a lieu d’avoir une réflexion sur le devenir de notre société et son environnement.
Chacun d’entre nous a également à ce sujet une approche politique ou philosophique qui lui est propre.
Le Mouvement Réformateur souhaite mettre au cœur de sa réflexion et de ses préoccupations, l’homme, l’être humain et, par corollaire dans le dossier qui nous préoccupait, les habitants du quartier.
Un projet aussi vaste, qui va déterminer le devenir dans les décennies qui viennent d’une part importante du territoire de Namur, nécessitait une adhésion des premiers concernés que sont les habitants.
Plus de 170 personnes avaient répondu à notre invitation.
Le MR a toujours indiqué qu’il pouvait adhérer au principe de mise en œuvre d’un schéma directeur qui aurait pour but principal d’éviter la croissance anarchique des espaces, de réduire la pression automobile, de tenter de gérer au mieux les infrastructures publiques actuelles et futures et de permettre l’accès au logement en toute proche périphérie de notre ville.
Sur base des réclamations introduites dans les formes et délais prescrits, le bureau d’étude chargé de l’élaboration de ce schéma a rédigé son rapport final en intégrant une série de remarques importantes.
Les mandataires MR du Conseil communal ont examinés attentivement ce rapport final.
Par rapport à l’avant-projet soumis à enquête publique, des avancées significatives ont pu être identifiées :
- La densité passe en classe A de 45 logements à l’hectare à 35 ;
- La délimitation de la classe A revoit à la baisse l’étendue du périmètre d’agglomération ;
- L’urbanisation de la classe A sera phasée en commençant par les bords de la Nationale 4. Cela permettra de créer une voirie et de désengorger la rue de Velaine ;
- Seules les deux zones d’aménagement communal concerté (ZACC) situées dans le périmètre de la classe A seront ouvertes dans un premier temps à l’urbanisation et les autres ZACC ne pourront éventuellement être mises en route que lorsque toutes les autres zones d’habitat seront saturées et sur base d’un rapport urbanistique et environnemental ;
- Les quatre façades resteront autorisées dans les parcelles libres des lotissements existants et des villages ;
- L’offre d’une mobilité plus diversifiée impliquera un périmètre plus large que celui du plateau notamment en concrétisant le plan de mobilité de Jambes ;
- Pour ne pas étrangler le trafic de la Nationale 4, une variante réserve quatre bandes au trafic automobile.
De plus, il convient de souligner trois autres éléments très importants :
L’adoption porte sur la note de synthèse qui confirme :
- La création d’une zone tampon entre habitats anciens et nouveaux, inférieure à 20 log/ha ;
- La limitation à 1100 logements en zone A sur 20 ans, en accord avec les recommandations en matière de mobilité ;
- Le phasage sur une période de 20 années mieux détaillé sur une carte jointe à la décision.
La note de synthèse telle qu’elle a été adoptée par le Collège et proposée au Conseil est le fruit d’un consensus et de la fusion de visions différentes du développement de Namur dans le but unique de rencontrer l’intérêt général et non particulier et de faire évoluer l’aménagement de cette partie de Namur au bénéfice des namurois et de ses futurs habitants.
Nous ne pouvons que nous en réjouir et y adhérer.
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Conseil communal du 16 mars 2009 - Point 14.3 – Ancienne maison communale de Saint servais : vente au Centre d’Action Laïque
Monsieur le Bourgmestre,
Autant faire ce peut, pouvons-nous ajouter une modalité dans les actes de vente de l’ancienne maison communale contraignant l’acheteur à préserver la plaque commémorative installée sur les escaliers en hommage à deux anciens résistants morts dans les camps : le Commissaire de police Auguste LEBLANC dans le camp de Gross-Rosen et l’Echevin Léopold DE HULSTER à Mauthausen.
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Conseil communal du 16 mars 2009 - Point 39 bis 1 – Sauvegarde du patrimoine folklorique namurois : les Aurdjouwants
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins,
Chers Collègues,
Permettez-moi de venir devant le Conseil pour sensibiliser ses membres sur la situation des Géants de Namur (les Aurdjouwants ou Aurjouants).
Je l’apprends peut être à beaucoup mais savez-vous qu’un Goliath, énorme géant d’osier à l’époque, apparaît le 2 juillet 1458 dans la procession de la ducasse.
A partir de 1518, Goliath est accompagné de sa famille, composée de Madame Goliath et de plusieurs enfants.
La même année, le Cheval Bayard, monté par les Quatre fils Aymon, apparaît également pour la première fois accompagné de l’enchanteur Maugis.
Disparu durant de longues années, nos géants namurois réapparurent en 1906 grâce à une reconstitution réalisée avec l’aide de l’artiste Henry Bodart.
Le Cheval Bayard sera lui reconstitué en 1951, avec, comme le veut la tradition, les Chevaux godins.
Ces géants font de Namur une des quatre villes comme Ath, Lierre ou Termonde à posséder un Goliath, l’un des plus vieux de Wallonie.
Ils sont pourtant peu connus, ce qui est regrettable, et vu la difficulté de les manipuler ils ne sortent que lors de la fête du folklore namurois, Folknam, prévue cette année le 18 avril prochain ou à l’occasion de manifestation particulière comme une visite d’Etat.
A plusieurs reprises le Collège communal a été interpellé par l’Association «les Géants namurois» pour assurer la sauvegarde de ces témoins du patrimoine folklorique namurois.
Entreposés dans les locaux des anciens abattoirs, ceux-ci pâtissent actuellement de l’humidité et des déjections des chats errants.
A ce jour, le Collège peut-il proposer une alternative en vue de leur assurer un lieu de conservation adéquat ?
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Conseil communal du 26 janvier 2009 – approbation du budget 2009
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Membres du Collège communal,
Chers Collègues,
Une fois encore, le budget de la Ville de Namur est présenté au global en équilibre !
Cette information n’aurait rien d’extraordinaire et serait d’une annuité de bon aloi si on ignorait les trésors d’ingéniosité, la patience et le travail effectué par le Collège, notre Echevine des Finances et l’ensemble des services pour atteindre ce résultat.
Cet équilibre est donc atteint grâce à un prélèvement parcimonieux sur le fonds de réserve ordinaire constitué à cet effet en 2008 sur base du prêt exceptionnel de 23 millions nous octroyé.
Comme l’a rappelé Anne Barzin, ce budget ne s’inscrit pas dans la continuité des budgets précédents mais est le fruit des diverses mesures prises en 2007 et en 2008, la réforme nécessaire des régies et le travail effectué sur la gestion de la dette.
Mais notre budget est encore, et de trop, soumis à des décisions exogènes comme l’augmentation du coût de la gestion des déchets, l’incertitude des dividendes Dexia ou encore l’augmentation des coûts de l’énergie.
Permettez-moi d’utiliser une métaphore et de comparer la Ville à un grand corps certes bien vivant.
Malade il a été, sous perfusion même il a été placé. Certains pourraient évoquer que mêmes des saignées, assurément nécessaires, lui ont été prodiguées.
Mais nos bons docteurs l’ont sauvés et ce sans amputation
Sans amputation que sont les départements et les services destinés à la population qui reste encore et toujours au centre de nos préoccupations.
Puis-je également le signaler que ce résultat en équilibre est réalisé sans aucune augmentation de la fiscalité. Malgré toutes les cassandres.
Tous les acquis du personnel sont préservés et même certaines revendications, comme l’augmentation du pécule de vacances sont rencontrées.
Attention à ce sujet, le patient est toujours en convalescence et certaines actions ou revendications non considérées pourraient aggraver la situation. Il y a lieu de rester tempéré et réfléchi mais d’espérer pour l’avenir.
Le juste équilibre, c’est une certitude. Avec en plus une série de projets d’investissements conséquents et innovants mais accompagné et cela nous en sommes heureux, d’une stabilisation de la dette.
En conséquence et sans réserve, je vous invite a approuver avec le Groupe MR ce projet de budget.
Je vous en remercie.
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